L'Assemblée nationale, le 19 janvier 2026 à Paris ( AFP / Bertrand GUAY )
Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale va lancer une commission d'enquête sur les causes et conséquences de l'augmentation de la pauvreté depuis 2017, ainsi que sur les "manquements" des politiques publiques pour y faire face.
"Depuis 2017 et l'élection d'Emmanuel Macron (...) la pauvreté ne cesse de progresser en France", écrivent-ils pour justifier la création de cette commission.
"La France comptait 9,8 millions de personnes en situation de pauvreté en 2023; soit 1,2 million de personnes supplémentaires par rapport à 2017", avec un taux de pauvreté record qui atteint 15,4% de la population, selon les données de l'Insee citées par les socialistes.
Cette "hausse massive" de la pauvreté touche en particulier "des travailleurs séniors et des personnes âgées de plus de 65 ans qui ont vu leur taux de pauvreté entre 2017 et 2023 croître de 3,4 points", poursuivent-ils. Une flambée de la pauvreté qui a des conséquences sur la vie quotidienne des Français, par exemple pour se chauffer ou se nourrir.
L'objectif de cette commission, lancée moins d'un an avant la présidentielle de 2027, sera d'examiner l'impact précis des réformes économiques, fiscales et sociales depuis 2017 sur la hausse de la pauvreté. Les socialistes citent par exemple la baisse des APL, les réformes successives de l'assurance chômage, mais aussi le décalage progressif de l'age légal de départ à la retraite.
"Il y a effectivement un peu de politique derrière cette commission d'enquête, mais il y a surtout une réalité que vivent nos concitoyens et qui est une réalité extrêmement difficile", a appuyé le député PS Gérard Leseul, qui présentait mardi l'initiative de son groupe lors d'une conférence de presse.
La commission devra notamment déterminer "les manquements des politiques publiques pour combattre cette flambée de pauvreté", avec l'objectif de formuler des recommandations pour la stopper et amorcer une baisse, selon les socialistes. Ces derniers espèrent pouvoir remettre leur rapport fin octobre ou début novembre au plus tard, ont-ils indiqué mardi.
Le groupe socialistes compte ainsi utiliser son "droit de tirage", lui permettant une fois par session parlementaire de lancer la commission d'enquête de son choix.

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