Vue d'artiste du futur système franco-allemand MGCS, associant chars de combat et drones ( KNDS / Handout )
"Un accord de principe a été trouvé" avec la famille allemande copropriétaire du groupe d'armement franco-allemand KNDS pour la vente à Berlin de 50 % des parts, a indiqué jeudi une source gouvernementale allemande à l'AFP, au détriment du projet d'introduction en Bourse repoussé.
Elle indique que "le gouvernement fédéral veut être sur un pied d'égalité avec la France", qui détient déjà 50 %, tandis que la famille Bode-Wegmann détient le reste.
KNDS est né en 2015 de la fusion du groupe français Nexter, alors détenu par l'État français, avec l'allemand KMW, propriété de la famille Bode-Wegmann qui souhaite désormais vendre ses parts.
Le projet initial, annoncé en juin, était d'introduire 20 % du capital de KNDS en Bourse et de partager les 80 % restants entre Berlin et Paris.
Mais ce projet a été repoussé sine die en raison de la frilosité actuelle des investisseurs pour le secteur de la défense.
Selon le journal économique Handelsblatt, qui s'appuie sur une lettre du ministère allemand des Finances adressée à la commission parlementaire du budget, la famille Bode-Wegmann vise la signature du contrat d'achat dès novembre et la réalisation de la transaction le mois suivant.
Selon l'accord en cours de discussion, Berlin payerait "une somme nettement inférieure à celle qui avait été approuvée en juin pour seulement 40 % des parts", poursuit le Handelsblatt, citant la lettre en question.
KNDS est au cœur du projet de char de combat du futur franco-allemand MGCS, qui concentre les espoirs des deux capitales depuis l'abandon du projet de système de combat aérien SCAF.
"Afin de protéger les technologies clés de l'industrie de l'armement dans le domaine des véhicules blindés, le gouvernement fédéral a donc intérêt à racheter les parts de la famille" Bode-Wegmann, indique jeudi une porte-parole du ministère de l'Economie à l'AFP.
Paris et Berlin cherchent depuis à rassurer sur la bonne santé de leur coopération militaire, en plein réarmement européen face à la menace russe.
Le projet MGCS reste d'actualité, avaient réaffirmé en octobre les ministres français et allemand des armées, après les déclarations d'un chef d'état-major français estimant le programme en bout de course.

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