Aller au contenu principal
Fermer

Affaire Epstein: Bill et Hillary Clinton acceptent finalement d'être auditionnés devant le Congrès
information fournie par AFP 03/02/2026 à 08:21

L'ancien président américain Bill Clinton et l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton, le 9 janvier 2025 à Washington ( AFP / Mandel NGAN )

L'ancien président américain Bill Clinton et l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton, le 9 janvier 2025 à Washington ( AFP / Mandel NGAN )

Bill et Hillary Clinton témoigneront devant une commission d'enquête parlementaire américaine sur l'affaire Epstein, a annoncé lundi le porte-parole de l'ancien président démocrate, alors que le couple était visé par une procédure d'entrave au Congrès pour son refus jusque-là de comparaître.

"L'ancien président et l'ancienne secrétaire d'Etat seront là. Ils ont hâte de créer un précédent qui s'applique pour tout le monde", a déclaré sur X le porte-parole Angel Urena, en réponse à un message des élus républicains de cette commission qui demandait à entendre le couple sur les liens entre Bill Clinton et le criminel sexuel.

Avant ce communiqué, la commission des règles de la Chambre s'apprêtait à approuver l'organisation d'un vote devant l'ensemble des députés sur deux résolutions, qui en cas d'adoption, auraient recommandé au ministère de la Justice d'engager des poursuites à l'encontre de l'ex-président démocrate (1993-2001) et de l'ancienne cheffe de la diplomatie américaine (2009-2013).

Mais cette commission a finalement décidé de reporter son vote, en attendant de déterminer si le couple avait bien décidé de se plier à leur assignation à comparaître.

Si ces recommandations de poursuites étaient adoptées, une inculpation formelle devrait être initiée par le ministère de la Justice, avec à sa tête Pam Bondi, une fidèle de Donald Trump.

Bill et Hillary Clinton, qui dénoncent une procédure aux pures motivations politiques, encourraient alors jusqu'à 12 mois de prison.

- "Conséquences" -

Le couple avait été convoqué à plusieurs reprises par une commission parlementaire d'enquête sur la gestion par l'Etat de l'affaire Epstein, en raison de l'ancienne amitié unissant l'ex-président au financier.

Figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, Jeffrey Epstein était accusé d'avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures.

Des cartons marqués "Hillary" sont amenés dans une salle en prévision d'une audition à huis clos de l'ancienne secrétaire d'État américaine Hillary Clinton devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants, le 14 janvier 2026 à Washington ( AFP / SAUL LOEB )

Des cartons marqués "Hillary" sont amenés dans une salle en prévision d'une audition à huis clos de l'ancienne secrétaire d'État américaine Hillary Clinton devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants, le 14 janvier 2026 à Washington ( AFP / SAUL LOEB )

Il avait été retrouvé pendu dans sa cellule de New York en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. Sa mort a alimenté d'innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour protéger des personnalités de premier plan.

Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord de son jet privé et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 n'avoir pas parlé à Jeffrey Epstein depuis plus d'une décennie.

L'ex-président a également toujours démenti avoir eu connaissance de ses crimes et n'est pas inquiété par la justice en ce qui concerne sa relation avec le criminel sexuel.

"Personne, que ce soit un ancien président ou simple citoyen, ne peut délibérément mépriser une assignation à comparaître proprement émise par le Congrès sans conséquences", avait martelé lundi l'élu républicain James Comer, chef de cette commission d'enquête, avant l'annonce du porte-parole de Bill Clinton.

Pendant sa campagne de 2024, Donald Trump avait dit vouloir rendre le dossier public. Mais le républicain a rechigné depuis son retour au pouvoir à le publier et s'est vu accusé jusque chez ses partisans d'un manque de transparence.

Vendredi, le ministère de la Justice a publié une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein, affirmant se plier ainsi à une loi promulguée en novembre dernier.

La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports.

2 commentaires

  • 10:40

    Surtout ne pas toucher aux icones comme Jack Lang


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • A Gelsenkirchen, en Allemagne, le 28 avril 2025.  ( AFP / INA FASSBENDER )
    information fournie par Boursorama avec AFP 03.02.2026 11:53 

    L'Allemagne possède la population active la plus âgée de l'Union européenne, un quart des travailleurs ayant entre 55 et 64 ans, selon des chiffres officiels publiés mardi, une tendance que le chancelier encourage pour stimuler l'économie. Cette tranche d'âge représente ... Lire la suite

  • Budget: l'Assemblée repousse une troisième motion de censure de la gauche hors PS
    information fournie par AFP Video 03.02.2026 11:51 

    L'Assemblée nationale repousse lundi une troisième et dernière motion de censure déposée par les groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultramarins), en réponse à la décision du Premier ministre de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l'Etat ... Lire la suite

  • Audience d'appel de la dirigeante du parti d'extrême droite français Marine Le Pen et de ses co-accusés pour détournement de fonds de l'UE au tribunal de Paris
    information fournie par Reuters 03.02.2026 11:51 

    Les représentants du ministère public feront connaître ce mardi leurs réquisitions dans le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés ‍du Front National avec une question clé au coeur des débats, celle du maintien ou non de la ... Lire la suite

  • Manifestation contre la police de l'immigration (ICE) à Minneapolis, dans le Minnesota, le 30 janvier 2026 ( AFP / Octavio JONES )
    information fournie par AFP 03.02.2026 11:48 

    Lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis, Edgar Hernandez a comme beaucoup de Latino-Américains voté pour Donald Trump. Mais face à la brutalité de sa politique migratoire à Minneapolis, où deux Américains sont morts en janvier, il éprouve des ... Lire la suite

Pages les plus populaires