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Réquisitions attendues au procès des assistants parlementaires du FN
information fournie par Reuters 03/02/2026 à 11:51

Audience d'appel de la dirigeante du parti d'extrême droite français Marine Le Pen et de ses co-accusés pour détournement de fonds de l'UE au tribunal de Paris

Audience d'appel de la dirigeante du parti d'extrême droite français Marine Le Pen et de ses co-accusés pour détournement de fonds de l'UE au tribunal de Paris

Les représentants du ministère public feront connaître ce mardi leurs réquisitions dans le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés ‍du Front National avec une question clé au coeur des débats, celle du maintien ou non de la peine de cinq ans d'inéligibilité à laquelle Marine Le Pen a été condamnée en première instance, la ‌privant pour l'heure d'une candidature à l'élection présidentielle de 2027.

Au douzième jour d'audience, la cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), la nouvelle appellation du Front national, est arrivée dans ​la matinée à la cour d'appel de Paris où les avocats du Parlement européen, partie ⁠civile dans le dossier, ont pris la parole avant de laisser place aux avocats généraux, qui s'exprimeront dans l'après-midi.

En mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris a ⁠reconnu Marine Le Pen et huit ‍autres anciens députés européens du RN coupables de détournement de fonds publics, pour ⁠un total de 4,1 millions d'euros utilisés au profit du parti sur une période courant de 2004 à 2016. Le parti et une douzaine d'assistants parlementaires ont été reconnus coupables d'avoir perçu indûment cette ​somme.

En cause: l'utilisation par Marine Le Pen et les autres cadres du RN de fonds du Parlement européen pour rémunérer des personnes travaillant en réalité pour le parti.

Marine Le Pen a été condamnée à ⁠quatre ans d'emprisonnement, dont deux ans ferme aménageables sous bracelet électronique, et 100.000 euros ​d'amende, ainsi qu'à une peine d'inéligibilité avec exécution immédiate de cinq ans, ​que les juges ont justifiée ​par la nécessité d'éviter un "trouble majeur à l'ordre public, en l'espèce le fait que soit candidate à ​l'élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance".

Cette ⁠exécution provisoire, si elle est confirmée, compromettrait la candidature à l'élection présidentielle de 2027 de la députée du Pas-de-Calais, âgée de 57 ans, qui serait contrainte de céder la place au président du RN Jordan Bardella, 30 ans, pour la course à l'Elysée.

Après avoir, lors de son procès en première instance, considéré ‌l'utilisation des fonds comme légitime et accusé les juges de la punir pour des raisons politiques, Marine Le Pen a modifié sa défense lors du procès en appel, plaidant la bonne foi et une administration du Parlement européen "beaucoup plus coulante" à l'époque des faits reprochés.

Passée l'heure des réquisitions, les avocats de la défense plaideront à leur tour à partir de mercredi pour un jugement attendu avant l'été.

(Rédigé par Jean-Stéphane ‌Brosse, édité par Sophie Louet)

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