Des soldats des chasseurs alpins portent le cercueil du major Arnaud Frion, tué au Kurdistan irakien, lors d'un hommage national à Varces, le 17 mars 2026 ( AFP / Alex MARTIN )
Dans un silence solennel, la ministre des Armées Catherine Vautrin a rendu mardi matin un hommage national au major Arnaud Frion, tué au Kurdistan irakien, lors d'une cérémonie au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère) où il servait.
"La France n'oubliera pas le prix de la vie d'Arnaud Frion, (...) ce prix douloureux, c'est celui de notre sécurité, de notre souveraineté, de notre liberté", a affirmé Catherine Vautrin.
Face à elle, le cercueil du major est recouvert du drapeau bleu blanc rouge et de trois coussins sur lesquels reposent ses décorations, la croix de chevalier de la Légion d'honneur reçue à titre posthume et la tarte, béret distinctif des chasseurs alpins.
La ministre des Armées Catherine Vautrin rend hommage au major Arnaud Frion, tué au Kurdistan irakien, le 17 mars 2026 à Varces, en Isère ( AFP / Alex MARTIN )
"Le parcours d'Arnaud Frion raconte un homme qui était devenu par le travail, par la valeur, par l'exemple, l'une des plus belles figures du soldat français", a salué la ministre au côté du chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill.
L'adjudant-chef Frion, 42 ans, a été promu au grade de major à titre posthume. Il avait rejoint les chasseurs alpins de Haute-Savoie en 2004 et avait par la suite été projeté au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. Marié et père d'un enfant, il avait reçu la médaille militaire le 31 décembre 2021.
Il a été tué jeudi soir dans une frappe de drone qui a également blessé six militaires français, depuis rapatriés et hospitalisés en France.
Les militaires ont été frappés alors qu'ils se trouvaient dans une base placée sous l'autorité des combattants kurdes peshmergas, située au sud-ouest d'Erbil, à Mala Qara. Ils y étaient déployés dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 contre le groupe jihadiste Etat islamique.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques de drones Shahed imputées à des factions pro-iraniennes, visant notamment les dispositifs militaires américains dans la région. Ces attaques ont été pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.

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