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A Orange, Yann Bompard fait un recours après sa condamnation et redevient maire
information fournie par AFP 10/02/2026 à 15:29

Jacques Bompard (G), président de la Ligue du Sud, et son fils Yann Bompard (D), à Orange (Bouches-du-Rhône), ville où ils se sont succédés à la mairie, le 4 févier 2026 ( AFP / MIGUEL MEDINA )

Jacques Bompard (G), président de la Ligue du Sud, et son fils Yann Bompard (D), à Orange (Bouches-du-Rhône), ville où ils se sont succédés à la mairie, le 4 févier 2026 ( AFP / MIGUEL MEDINA )

Nouveau rebondissement politique à Orange: Yann Bompard retrouve son fauteuil de maire dans ce fief de l'extrême droite à la suite d'un recours contre l'arrêté préfectoral qui l'a démis de ses fonctions fin janvier après une condamnation de justice, a annoncé mardi la préfecture du Vaucluse.

"Yann Bompard ayant interjeté appel de la décision du Tribunal judiciaire du 26 janvier 2026 et ayant par ailleurs déposé un recours le 6 février contre l'arrêté de démission d'office du 27 janvier devant le Tribunal administratif de Nîmes, l'arrêté de démission d'office de son mandat de conseiller municipal et de maire est suspendu à compter de la date de son recours", indique la préfecture.

Une audience sur le recours devant le tribunal administratif est fixée au 6 mars, soit à dix jours à peine du premier tour des municipales, ajoutant un peu plus de confusion dans ce fief de l'extrême droite de 30.000 habitants où régnait jusqu'à présent la dynastie Bompard.

Contacté par l'AFP, l'élu n'était pas joignable dans l'immédiat.

Le 26 janvier, Yann Bompard, qui avait pris la tête de la ville en 2021 après une condamnation de son père Jacques pour prise illégale d'intérêt assortie d'une peine d'inéligibilité, avait été officiellement démis de ses fonctions après avoir été condamné à son tour à cinq années d'inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour une affaire d'emploi fictif d'assistant parlementaire.

L'arrêté du préfet Thierry Suquet intervenait en plein rebondissement sur la scène politique locale puisque Jacques Bompard, lui-même maire pendant plus de 25 ans, venait de voir son inéligibilité levée par la justice, l'autorisant à être candidat aux municipales du 15 et 22 mars.

Elu en 1995 sous l'étiquette Front national (FN), Jacques Bompard avait quitté dix ans plus tard le FN, devenu depuis RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud.

1 commentaire

  • 15:34

    Cela ne va redorer le blason de tous ces professionnels de la politique !


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