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A leur retour en France, Cécile Kohler et Jacques Paris évoquent "l'horreur quotidienne" dans la prison d'Evin
information fournie par Reuters 08/04/2026 à 13:49

Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, rentrés en France mercredi matin au terme de près de quatre ans de détention puis d'assignation à résidence en Iran, ont levé une part du voile sur leur statut d'ex-"otages d'Etat", évoquant "l'horreur quotidienne" dans la prison d'Evin, à Téhéran.

Le couple d'enseignants - arrêté en mai 2022 lors d'un voyage touristique en Iran et condamné en 2025 à de lourdes peines de réclusion pour "espionnage" et "complot contre la sûreté de l'Etat", notamment - avait été libéré de prison en novembre dernier après trois ans et demi de détention et assigné à résidence à l'ambassade de France à Téhéran.

Leur libération et leur retour ont été annoncés mardi par le président français Emmanuel Macron. Derniers prisonniers français en Iran, ils sont arrivés mercredi matin par un vol commercial à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, à Roissy-en-France.

Pris en charge par des équipes du ministère des Affaires étrangères, ils ont retrouvé leurs proches avant de se rendre à l'Elysée pour y rencontrer, souriants et fatigués, Emmanuel Macron, qui leur a donné l'accolade.

"Nous étions des otages, des otages d'État. Nous avons été traités dans des conditions extrêmement difficiles. On peut même dire que nos conditions de détention étaient inhumaines", a témoigné Jacques Paris à la suite de Cécile Kohler, qui avait exprimé sa reconnaissance pour être sortie de "l'enfer d'Evin où nous avons vécu l'horreur quotidienne (...), l'arbitraire permanent."

"Dans la prison d'Evin, a poursuivi Jacques Paris, nous étions enfermés au centre d'interrogatoire où le régime est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus difficile."

"Vous n'avez aucun droit. Nous n'avons pas eu le droit de choisir nos défenseurs. Nous n'avions des contacts avec nos amis que de manière épisodique et extrêmement brève. Nous étions sous menace permanente. Nous n'avions pas le droit de lire, pas le droit d'écrire", a-t-il relaté.

"Dès que nous sortions de notre cellule, nous avions les yeux bandés. Ceci pour vous donner une idée du régime qui nous a été imposé", a-t-il souligné.

"Pour nous, c'est un nouveau départ. Nous ne sommes pas brisés, nous allons témoigner, nous allons expliquer et nous allons profiter de la vie et renouer avec tous nos proches, toutes nos familles et aller de l'avant. Vive la vie!", a-t-il lancé.

(Rédigé par Sophie Louet avec Benjamin Mallet, édité par Zhifan Liu)

1 commentaire

  • 14:15

    C’est pas censuré ce témoignage ? D’après les médias mainstream l’Iran des mollahs c’est le bien.


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