Article rédigé par bordo, le vendredi 9 nov 2012 à 15:35
Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

Fiscalité de république bananière

Thème de cet article : Que faire de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)?

Il est très frappant de constater que le PS, si peu nationaliste lorsqu'il n'est pas au pouvoir, le devient lorsque cela l'arrange, faisant bon marché de la libre circulation des personnes et des capitaux, avec des accents que Déroulède n'aurait pas reniés. Le journal officiel (Libération) recourant même à l'injure d'une façon qui fait froid dans le dos. Après tout ne sommes nous pas libres de nous établir dans un autre pays ? Ne sommes nous pas en Europe ? Le concept de "justice fiscale", n'est-il pas un piteux argument culpabilisant, cachant un tragique conservatisme ?

La France se situe toujours dans le droit fil de l'ancien régime, celui d'avant 1789 bien entendu. les premières dévaluations datent de 1314, sous Philippe IV le Bel. L'absence de contrôle budgétaire de la royauté, avec l'abaissement consécutif à la Fronde à la fois des provinces et des parlements a fait se dévaluer dans un rapport de 1 à 1300 la livre tournoi qui a sa création était à parité avec la livre esterline. En 1960, avant l'établissement du nouveau Franc, la livre Sterling valait 1300 francs anciens...

Tout se passe comme si les régimes français, qu'il s'agisse d'un roi ou d'un président démocratiquement élu ne considèraient comme légitime que la dépense publique, ne se consacraient qu'à prélever l'argent du contribuable pour le redistribuer à leur guise, de manière évidemment plus juste, plus appropriée en un mot plus intelligente.

Et c'est bien le problème. Que nous dit l'Etat finalement, en filigrane ? "Vous ne méritez pas l'argent que vous gagnez. Vous ne l'avez pas gagné honnêtement et votre compétence ne vaut pas cet argent". Quel terrible message ! Et l'on s'étonne que les jeunes français s'expatrient ?! Evidemment à Londres à New York, ils reçoivent considération et rémunération, rien que cela.

Tout est tragiquement clair : en faisant des français des assujettis, des assistés ou des mineurs perpétuels, en leur expliquant que l'Etat sait mieux qu'eux, la puissance publique (façon de parler) perd progressivement pied dans un monde que les élites politiques, coupées de toute réalité économique, ne comprennent plus. C'était plus simple il y a trente ans, avec des frontières, une Chine en phase de réveil et pas d'euro.

Aujourd'hui, les mouvements incessants de la fiscalité ne montre que le désarroi d'une classe politique qui s'imagine contrôler quelque chose. Elle ne tient finalement bien que deux ou trois ministères, l'intérieur, l'armée, un peu la santé. Quant au reste...

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • D.CHAFFA le jeudi 15 nov 2012 à 20:32

    pourquoi ne parle-t-on jamais de ce que coûte l'immigration dans nos hopitaux. pourquoi ne parle-t-on jamais de la retraite à 700€ que touche les immigrés n'ayant jamais travaillés dans notre pays. commençons par faire le ménage de toute cette dépense inutile, et ensuite demandons aux "Français" de participer au redressement de notre économie.

  • M3645620 le mercredi 14 nov 2012 à 07:25

    SI VOUS AVEZ ECOUTE HOLLANDE HIER, vous serez surpris, comme moi a vrai dire: l objectif est desormais clairement de baisser les depenses publiques

  • indyta le mardi 13 nov 2012 à 13:52

    pour la revolution,il suffit d arreter de voter gauche-droite;droite-gauche..

  • indyta le mardi 13 nov 2012 à 13:51

    pas mal de bon sens dans cette reflexion,amha

  • isacarno le lundi 12 nov 2012 à 15:48

    la république bananière c'est celle des vlises pleines de rétrocommissions et des enveloppes récupérées à Neuilly

  • jbbcc le lundi 12 nov 2012 à 14:39

    MERCI POUR VOTRE POST RIEN A RAJOUTER HELAS ...

  • roulio86 le dimanche 11 nov 2012 à 16:33

    Bravo, tout est dit, il faut effectivement faire une révolution et chasser ces enarques qui ne pense qu'à s'enrichire et toujours faire payer le peuple, rien de changé avec la royauté.

  • chatnour le samedi 10 nov 2012 à 15:24

    Et encore la santé ... ! Bravo, tout est dit ! Une fois de plus, sans doute faudra s'en remettre à une révolution (une de plus !) pour qu'enfin on puisse rêver d'un changement. Les beaux jours sont toujours pour demain. Mais n'en sera-t-il pas ainsi aussi longtemps qu'on n'aura pas vaincu dans ce pays, prévarication, concussion, clientélisme, le tout sous un beau couvert d'un colbertisme chevillé au corpus de ces politiques assoiffés de pouvoirs et de gains faciles !