Photo : ©Jacques Farine
Le café est le produit agricole le plus échangé dans le monde.
L'offre
L'arabica, qui représente autour de 60 % de la production de café, est principalement cultivé en Amérique latine. Quant à l'Asie et à l'Afrique, elles privilégient la production de robusta. Le Vietnam, principal producteur de robusta, est devenu un acteur majeur du marché du café en deux décennies, alors qu'il n'en produisait pas auparavant. L'Indonésie suit le même chemin, le pays ayant atteint ces dernières années des niveaux de production équivalant à ceux la Colombie.
La demande
Le café reste essentiellement une culture d'exportation : près des trois quarts des récoltes sont vendues sur le marché international. Traditionnellement, l'Union européenne et l'Amérique du Nord sont les régions où il est le plus consommé (la moitié de la demande mondiale) et qui concentrent l'essentiel des importations. Mais la consommation intérieure dans les pays producteurs progresse : +14% par exemple entre 2007 et 2010, alors que la consommation européenne est stable sur la même période.
L'évolution
Le marché de l'arabica est fortement influencé par le cycle biennal de la production brésilienne - de loin le premier producteur mondial -, alternant d'une année sur l'autre grandes et petites récoltes. La campagne 2010-2011 est une année faste, avec une production record de plus de 133 millions de sacs. Les premières prévisions de l'Organisation internationale du café (ICO) tablent sur une production 2011-2012 qui pourrait s'approcher des 130 millions de tonnes.
Les aléas climatiques dans les pays producteurs provoquent aussi des variations dans l'offre qui peuvent être importantes. A long terme, des scientifiques s'inquiètent d'ailleurs de l'impact du réchauffement climatique sur la production, avec des risques à la fois météorologiques pour les cultures et de développement de parasites.
Après des années de surproduction, la tendance est depuis le début des années 2000 à un déficit de production, avec une baisse continue des stocks mondiaux. Ces stocks structurellement bas contribuent à la nervosité du marché. Début mai 2011, les cours de l'arabica à New York atteignaient ainsi un record de 305 US cents la livre, soit une hausse de 120% sur un an, dans un contexte de difficultés ponctuelles d'approvisionnement et d'inquiétudes sur la qualité des récoltes. Ils sont redescendus par la suite pour stagner autour de 230 cents la livre en octobre 2011. Le robusta coté à Londres oscillait de son côté entre 1.770 et 2.600 dollars la tonne au cours des 10 premiers mois de 2011.
* un sac de café correspond à environ 60 kg
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La cotation
Les chiffres
Production mondiale 2010-2011 : 133,63 millions de sacs. Dont Brésil : 36%, Vietnam : 14%, Colombie : 7%, Indonésie : 7%, Ethiopie : 6%.
Consommation mondiale 2010 : 134,99 millions de sacs. Dont : Union européenne : 30%, Etats-Unis : 16%, Brésil : 14%, Japon : 5%, Russie : 3%, Canada : 3%.
Exportations mondiales 2010 : 96,76 millions de sacs. Dont Brésil : 34%, Vietnam : 15%, Colombie : 8%, Indonésie : 6%.
Importations mondiales 2010 : 105,24 millions de sacs. Dont Union européenne : 66%, Etats-Unis : 23%, Japon : 7%.
Cotations : Arabica : ICE Futures US (ex-NYBOT), en US cents/livre ; Robusta : Euronext.liffe en USD/tonne.
Source : Organisation internationale du café
Photo : © Jacques Farine
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