Russie : le rouble poursuit sa chute

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Chute des cours du pétrole et sanctions économiques liées à la crise ukrainienne expliquent l'effondrement du rouble.
Chute des cours du pétrole et sanctions économiques liées à la crise ukrainienne expliquent l'effondrement du rouble.

La chute de la monnaie russe s'est accélérée lundi. En cause, la forte baisse des cours du pétrole entretenue par les décisions de l'OPEP et les sanctions imposées à la Russie par les pays occidentaux en réaction à la crise ukrainienne.

Le rouble poursuit sa chute à des niveaux historiques. Lundi 1er décembre, la monnaie russe a même perdu 8% de sa valeur en séance par rapport au dollar et à l'euro, une chute qui n'avait pas été revue depuis la crise financière de l'été 1998. La baisse du rouble culmine à plus d'un quart en un mois par rapport au billet vert (53 roubles pour un dollar) et par rapport à la devise européenne (67 roubles pour un euro). Ce phénomène inquiétant met en lumière les difficultés de l'économie russe qui souffre de sa trop grande dépendance aux revenus tirés du pétrole et du gaz. Plus de la moitié des recettes du budget de l'Etat dépend en effet directement des revenus pétroliers et gaziers.

Résultat, l'économie russe subît de plein fouet la chute des cours du pétrole. Le baril est passé sous les 70 dollars, son plus bas niveau depuis cinq ans (voir article sur la chute des cours du pétrole). Une tendance à la baisse confirmée par la décision de l'OPEP de maintenir son plafond de production à 30 millions de barils par jour. Or, le budget de l'Etat russe est construit sur des hypothèses de prix moyen autour de 100 dollars. Avec une économie mondiale qui patine, notamment en raison du ralentissement observé en Chine, les investisseurs ne se font guère d'illusions sur une remontée des cours du pétrole au cours des prochains mois.

L'autre facteur déterminant qui explique cette dégringolade du rouble reste la crise ukrainienne. En soutenant les rebelles séparatistes de l'Est du pays, Moscou a attisé la colère des capitales occidentales qui ont engagé une série de sanctions économiques. Ces sanctions contribuent à affaiblir la Russie qui devrait dégager une croissance négative au quatrième trimestre. Elles minent aussi la confiance des investisseurs. Le montant des capitaux qui ont fui la Russie depuis le début de la crise est estimé à 128 milliards de dollars !  

Chute des revenus pétroliers, crise ukrainienne, sanctions occidentales, fuite des capitaux, les vents contraires qui pèsent actuellement sur l'économie russe pèsent lourdement sur le rouble. La Banque centrale de Russie semble impuissante à enrayer le phénomène. Elle avait déjà dépensé 90 milliards de dollars en pure perte pour défendre la valeur de sa monnaie avant de se résoudre début novembre à accepter de laisser le rouble flotter librement sur les marchés. Or, la chute de la monnaie russe renchérit le coût des importations pour les ménages russes. Pour contrer l'inflation qui devrait ressortir cette année à près de 8%, la Banque centrale a également porté ses taux d'intérêt à des niveaux très élevés (9,5%). Le signe d'une économie russe en grande difficulté qui pâtit principalement de son incapacité à se diversifier.

Julien Gautier

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  • M7361806 le vendredi 5 déc 2014 à 15:54

    pof-pof...

  • v.sasoon le mercredi 3 déc 2014 à 09:42

    http://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g298484-d2208420-Reviews-My_My-Moscow_Central_Russia.html

  • v.sasoon le mercredi 3 déc 2014 à 09:40

    Je suis allé au bazar a la station de metro ismailovo, plein quartier populaire, plein de marchandises et plein de clients, economie florissante.Et il n'y a pas de restaurant pour etrangers, les restaurant cher sont surtout plein de russes. Chez mou mou, chaine de resto populaire , moins cher et meilleur que mac do, il y a autant de monde que aux sixty, plus haut resto d'europe. Si vs etes jamais allé en russie , arretez de raconter des c..ries sur ce que vs ne connaissez pas

  • phildesf le mardi 2 déc 2014 à 13:10

    v.sasson, si vous allez avenue Victor Hugo ou au Bon Marché vous en concluerez également que l'économie française est florissante alors que ...

  • M6194462 le mardi 2 déc 2014 à 13:10

    Valéri Sassounovitch n'a du visiter que la Datcha de Poutine et les restaurants pour les étrangers où il faut payer en $ comme aux bons vieux temps de l'URSS

  • mlaure13 le mardi 2 déc 2014 à 12:28

    Le dévoiement de l’éducation nationale…Non seulement le PS l’autorise, mais il en est l’instigateur !...A écouter jusqu’au bout et à transmettre au maximum, pour sauver nos enfants, s’il en est encore TEMPS…> http://www.youtube.com/embed/7waAbs5hDa0

  • perkele le lundi 1 déc 2014 à 23:19

    de quelles sanction economiques l'article parle-t-il ??? les capitales occidentales n'ont pris que des sanctions symboliques (interdiction de visa et gel des avoirs d'une centaine de personnes)... les fuites de capitaux sont décidées par les entreprises privées, pas par les capitales.

  • v.sasoon le lundi 1 déc 2014 à 20:28

    Citoyen russe dans une situation dramatique?))) tu rigoles les immeubles sont surchauffés, et les supermarches sont pleins, de marchandises et de clients. J'y etais il y a 15 jours.La plus grande patinoire du monde vient d'ouvrir a moscou, j'espere pouvoir y aller au printemps.En tout cas, vu l'afflux dans les restau, il n'y a pas de crise en russie))

  • pierry5 le lundi 1 déc 2014 à 19:34

    Capture ( encore un ) la Russie tire de 16 à 19% selon des sources; ses revenus du pétrole. De plus, pas besoin de se fatiguer, toutes les grosses boîtes internationales accourent pour investir ( Voir le patron de Total qui a rencontré Poutine il y a quelques jours ) et ils vendent en Dollars US.

  • M7361806 le lundi 1 déc 2014 à 19:34

    la guerre fait oublier la faim bien joué POUTINE !