Paris reste une valeur refuge pour les investisseurs sur le long terme

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L’étude « Emerging Trends in Real Estate® Europe 2016 », publiée par l’Urban Land Institute (ULI) et PwC anticipe une suprématie allemande dans le trio de tête des 28 villes d'Europe les attractives pour les investisseurs. Paris demeure cependant « une valeur sure »… malgré sa triste 22ème place.

Comme l'année dernière, Berlin confirmerait sa 1ère place talonnée par Hambourg et Dublin. Paris qui regagne deux places (22e position) par rapport au précédent classement a enregistré 10 mds € de transactions immobilières sur les trois premiers trimestres 2015. De quoi en faire le troisième marché le plus actif en Europe. Surtout, la capitale française « demeure une valeur sûre pour les investissements au long terme ». D'après Sigrid Duhamel Présidente de ULI France « le marché parisien de l'immobilier demeure un aimant pour les capitaux et Paris une ville mondiale». Quant à Geoffroy Schmitt associé responsable du secteur immobilier chez PwC. Il souligne l'accumulation des paradoxes. D'abord, Paris  « semble être mal-aimée par l'opinion qui y déclare l'immobilier trop cher » alors qu'elle figure dans le trio de tête européen en termes de volume d'investissement.

Au delà du classement, l'étude insiste sur les exigences croissantes des utilisateurs et les facteurs d’évolution (technologie, démographie, évolutions sociales, urbanisation) qui se répercutent sur l’ensemble du secteur immobilier européen. Ces mutations conduisent les investisseurs à cibler les villes et les actifs plutôt que les pays. En outre, les investisseurs témoignent également d'un intérêt plus marqué pour d'autres secteurs d’activité (santé, hôtellerie, logement étudiant...) afin de dénicher « de futurs actifs "prime" à des prix raisonnables ». Preuve par les chiffres. 41% des investisseurs interrogés déclarent qu’ils seraient prêts à envisager un investissement dans ces secteurs alternatifs, contre à peine 28% l'an dernier.

Quant à la promotion immobilière 78% des acteurs sondés la citent comme un moyen attractif d'acquérir des actifs « prime » de manière à mieux coller aux nouveaux besoins du client final.

En résumé, l'un des plus grands défis que doit affronter aujourd'hui le secteur de l'immobilier revient donc à cibler davantage « les services et moins les aspects immobiliers purs »… Et si le rempart constitué par les capitaux venait à s'effondrer, l'accent se porterait d'autant plus sur les fondamentaux sous-jacents du marché, à savoir la gestion active des actifs. En attendant, la faiblesse des taux d'intérêt et le poids des capitaux investis dans l'immobilier européen autorisent la plupart des acteurs a être encore optimistes quant aux perspectives du secteur en 2016.

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  • meyer130 il y a 10 mois

    ce n'est pas en France que nous allons investir, le gouvernement socialiste n'est pas à la hauteur des problèmes de ce pays, fiscalité, social, industriel, travail etc un jour c'est blanc le lendemain c'est rouge nous ne comprenons pas cette façon de faire !

  • M1753981 il y a 10 mois

    Rappelons la définition du long terme en bourse. C'est du court terme qui a mal tourné.