Marchés : prudence pour cet automne (Cholet Dupont)

le
0

Pour Cholet Dupont, les marchés risquent d'être affectés cet automne par les échéances électorales en Europe du Sud, mais cela sera l'occasion de faire des achats à bon compte.
Pour Cholet Dupont, les marchés risquent d'être affectés cet automne par les échéances électorales en Europe du Sud, mais cela sera l'occasion de faire des achats à bon compte.

Alors que les grandes places mondiales connaissent un net rebond technique depuis le début de la semaine, la société de gestion Cholet Dupont affiche sa prudence pour l’automne.

Pour Cholet Dupont, l’enthousiasme qui s’observe depuis quelques séances sur les marchés doit être tempéré. Les séances de rebonds et les séances de pessimisme exacerbé s’enchaînent depuis plusieurs semaines, et les grandes places mondiales « resteront erratiques en attendant le retour de la visibilité », estime la société de gestion.

Volatilité élevée et faible potentiel de hausse

Expliquant cette volatilité anticipée, la société de gestion explique sans surprise que « les évolutions [des marchés boursiers] dans les prochains mois dépendront de la conjoncture, de la décision de la FED et du calendrier électoral européen ». Autant de raisons qui pourraient provoquer de brusques mouvements à la hausse comme à la baisse sur les marchés.

Pour autant, la société affirme : « selon les premières analyses, les marchés financiers auraient surestimé les conséquences du ralentissement [de la Chine] et ont sur-réagi aux évènements de l’été ». La société note en effet que les perspectives économiques des pays développés restent plutôt bonnes dans l’ensemble, ce qui devrait être de nature à contrebalancer les récentes inquiétudes. Ceci expliquerait le rebond technique qui s’observe cette semaine.

À ce propos, Cholet Dupont poursuit : « la tendance à moyen terme des indices actions est toujours haussière », mais « les indices actions recèlent un potentiel de hausse limité, d’environ 5% d’ici à la fin de l’année 2015 ». Sans compter qu’avec le rebond de 2% qui s’observe ce mercredi sur le CAC40, et alors que l’analyse était diffusée mardi soir, le potentiel de rebond ne serait déjà plus que de 3% d’ici la fin décembre, soit un potentiel presque nul. Reste que ce type de prévision est purement spéculatif, et tient plutôt du pari.

Principale raison de prudence : les échéances électorales en Europe

En somme, Cholet Dupont s’attend à d’éventuels regains d’inquiétudes sur les marchés au cours des prochains mois. En-dehors de la lancinante -mais non moins importante- question de la remontée des taux de Fed, la société de gestion remarque qu'« en Europe, le calendrier électoral reste chargé avec notamment des élections législatives en Grèce et en  Espagne dont l’issue peut inquiéter les marchés. La Grèce  ouvrira le bal le 20 septembre (législatives), suivie de la Catalogne le 27 septembre (régionales et risque indépendantiste), puis du Portugal (législatives le 4 octobre). Les élections générales espagnoles fermeront le ban en fin d’année et les marchés suivront de près les intentions de vote pour le parti anti-austérité Podemos ».

Pour autant, les périodes d’éventuelles rechutes devraient être d’une ampleur limitée, estime Cholet Dupont, qui insiste sur le fait que les perspectives économiques restent correctes en Europe. Ainsi, les périodes de consolidation auxquelles la société de gestion s’attend devraient être mises à profit pour réaliser des achats à bon compte. « Toutes les fluctuations importantes pourraient être mises à profit pour renforcer progressivement le poids des actions au détriment de celui des produits de taux », affirme notamment la société.

Parmi ses arbitrages récents, Cholet Dupont se tourne vers les actions liées à la consommation intérieure en Europe (immobilier, alimentation et boissons notamment), et sous-pondère en revanche à court-terme les actions des secteurs de l’automobile, des produits de base et de l’énergie. Ce type de choix est très symbolique du courant actuel, qui cherche à amoindrir l’exposition aux valeurs exportatrices et cycliques exposées aux perturbations chinoises. On remarquera le récent changement de stratégie globale des sociétés de gestion par rapport au début de l’année, où étaient au contraire généralement conseillées les grandes valeurs exportatrices européennes, censées bénéficier de l’euro faible dans le cadre du plan de « quantitative easing » de la BCE.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant