Marchés : le retour des montagnes russes ?

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L'alternance de séances de baisses puis de hausses significatives sur les marchés semble faire son grand retour.
L'alternance de séances de baisses puis de hausses significatives sur les marchés semble faire son grand retour.

Les marchés européens ont bien débuté la semaine, rattrapant une partie de la baisse de la semaine dernière. Avec une alternance de séances de fortes baisses puis de reprises significatives, la volatilité semble faire son retour sur les marchés.

Clôturant en hausse de 0,70% lundi 4 mai, après un passage au-dessus des 5100 points en cours de séance, le CAC40 retrouve quelques couleurs. Même chose pour le Dax30 allemand, ayant terminé en hausse de 1,44%.

Après la pluie, le beau temps

Ce lundi, les investisseurs ont notamment apprécié la bonne tenue des indicateurs d’activité en zone euro. L’indice PMI manufacturier final pour le mois de mars en zone euro est ainsi ressorti conforme aux attentes à 52 points pour le mois d’avril contre 51,9 points attendus.

Les investisseurs ont en revanche été peu sensibles au mauvais indicateur français, l’indice PMI manufacturier de l’Hexagone se situant à 48 points contre 48,4 points attendus : sous 50 points, cet indice traduit une contraction de l’activité à dominante industrielle.

Les marchés semblent ainsi de nouveau alterner les séances de pluie et de beau temps, après la forte tendance haussière de ces derniers mois. Une remarque sur laquelle s’accorde David Ganozzi, gérant de Fidelity Patrimoine, qui écrivait lundi 4 mai dans le dernier « hebdo des marchés » de Fidelity : « Après la hausse historique du premier trimestre, les montagnes russes empruntées la semaine dernière par les indices boursiers laissent à penser que les marchés actions sont à présent revenus dans une phase de normalisation ».

Retour de la volatilité

Le gérant de Fidelity Patrimoine poursuit : « Si jusqu’ici l’excès de bonnes nouvelles a poussé les valorisations à de nouveaux plafonds – notamment outre-Atlantique – désormais la marge d’appréciation est réduite. De sorte que les nouvelles (bonnes ou mauvaises) se paient plus chères qu’avant. Repli du dollar, résultats décevants, indicateurs encourageants, sort de la Grèce, indicateurs en baisse… Les sujets propices à ce regain de volatilité ne manquent pas ».

Prudence à adopter, ou opportunités à saisir ? David Ganozzi ne tranche pas la question, mais conclue son édito sur l’idée suivante : « il y a fort à parier que la hausse jusqu’ici continue des indices ne s’apparente plus à un long fleuve tranquille ».

X. Bargue

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  • fquiroga le lundi 4 mai 2015 à 18:38

    C'est la domination des robots des baksters....rien à voir avec les entreprises.

  • zemmour- le lundi 4 mai 2015 à 18:23

    Non non, tout est sous contrôle, c'est la reprise des faillites et la croissance du chômage est relancée.