Lyxor lance deux nouveaux ETF (trackers) sur l'Asie-Pacifique et l'Amérique du Nord

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Les trackers permettent de répliquer à l'identique les performances d'un indice boursier.
Les trackers permettent de répliquer à l'identique les performances d'un indice boursier.

Les investisseurs attirés par la gestion « bêta » via des ETF (trackers) ne cessent de voir les offres des émetteurs se diversifier. Lyxor annonce lundi 1er juin le lancement de deux nouveaux trackers, le premier indexé sur les principales places d’Asie-Pacifique, le second sur l’Amérique du Nord.

La créativité des émetteurs de trackers est encore loin de se tarir. On connaissait jusqu’alors les trackers « indiciels », répliquant les performances des principaux indices boursiers tels que le CAC40, le Dow Jones, le Nasdaq ou encore des indices sectoriels. Désormais, certains émetteurs voient plus grand.

Après avoir mis en place il y a quelques semaines  des trackers sur les marchés obligataires souverains de la zone euro, Lyxor complète désormais sa gamme avec des trackers qualifiés de « supra-régionaux », dont le prix est indexé indirectement sur plusieurs indices boursiers d’une même région géographique. Ces produits pourront servir pour « faciliter l’allocation régionale des investisseurs », explique l’émetteur dans un communiqué de presse.

Nouveaux trackers

Lyxor décrit ses deux nouveaux produits de la manière suivante :

« Le Lyxor MSCI North America UCITS ETF (code ISIN FR0012647428) est coté sur Euronext Paris et le London Stock Exchange depuis avril 2015 et réplique à la hausse comme à la baisse l’indice MSCI North America Net Total Return, qui comprend les USA et le Canada ».

« Le MSCI Pacific Ex Japan UCITS ETF (code ISIN code LU1220245556) est coté sur Euronext Paris depuis mai 2015 et réplique à la hausse comme à la baisse l’indice MSCI Pacific Ex Japan Net Total Return, qui comprend l’Australie, Singapour, Hong Kong et la Nouvelle Zélande ».

Lyxor précise : « Les indices sous-jacents de MSCI sont les références de marché pour couvrir les grandes et moyennes capitalisations, représentant 85% de la capitalisation boursière dans chaque pays des indices respectifs ».

L’annonce de ces lancements survient un peu tardivement par rapport à l’introduction des produits sur le marché. Les deux trackers ne sont pas éligibles au PEA.

L’annonce survient alors qu’Euronext a par ailleurs annoncé la création de nouveaux indices boursiers pour les marchés Actions d’Allemagne (pour concurrencer le Dax30), d’Italie (pour concurrencer le FTSE MIB), et d’Espagne (pour concurrence l’Ibex 35), indices sur lesquels de nouveaux produits dérivés devraient être émis à partir du troisième trimestre 2015 (lire article détaillé – AFP).

Qu’est-ce qu’un ETF/tracker ?

Pour rappel, un ETF (Exchange-Traded Fund), plus communément appelé « tracker », est un produit dérivé dont la valeur suit aussi précisément que possible les évolutions d’un indice boursier. Par exemple, investir dans un tracker sur le CAC40 permet de répliquer à l’identique la performance de l’indice boursier parisien, sans avoir à en acheter directement les 40 valeurs, et tout en limitant considérablement le niveau des frais.

Depuis quelques années, les trackers sont de plus en plus utilisés par les investisseurs pour se placer sur certains marchés, sans avoir à choisir directement des actions d’entreprises dont ils ne connaissent pas forcément en détails les caractéristiques propres (lire article détaillé sur le sujet).

On qualifie de « gestion bêta » la stratégie d’investissement d’un investisseur qui privilégie l’investissement via des trackers pour répliquer les performances boursières d’un indice donné. La « gestion bêta » s’oppose à la traditionnelle « gestion alpha », consistant à investir sur des actions d’entreprises (ou d’autres actifs) dont on estime que la performance dépassera la moyenne du marché, avec plus ou moins de succès.

La « gestion bêta » part de la grande théorie économique selon laquelle les marchés financiers seraient efficients et que les performances boursières futures d’une entreprise ne pourraient pas être prévues à l’avance (théorie du « random walk in stock markets »). De cette théorie qui reste débattue, découle l’idée qu’il serait plus optimal de suivre la moyenne du marché grâce à l’achat de trackers, permettant de viser une espérance de gains semblable à la moyenne du marché, tout en diversifiant les risques sur l’ensemble des secteurs de l’économie en même temps.

X. Bargue

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