Les prix du pétrole WTI enregistrent une dixième séance de baisse consécutive

le , mis à jour à 13:43
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Les prix du pétrole ont reperdu 15% en deux semaines.
Les prix du pétrole ont reperdu 15% en deux semaines.

L’embellie sur les prix du pétrole marque un coup d’arrêt depuis deux semaines. La « rechute » des prix, provoquée par l’affaiblissement de la probabilité d’un accord entre pays membres et non-membres de l’Opep le 17 avril prochain, pèse sur la tendance des marchés actions.

Selon les données d’ICE, les prix du WTI américain enregistrent mardi 5 avril une dixième séance de baisse consécutive. Après avoir frôlé les 42 dollars/baril en séance le 22 mars dernier, le pétrole WTI est revenu proche des 35 dollars/baril, perdant environ 15% de sa valeur en l'espace de deux semaines.

Evolution des cours du baril WTI sur sept mois. Source : ICE Europe. Graphique : Boursorama.
Evolution des cours du baril WTI sur sept mois. Source : ICE Europe. Graphique : Boursorama.

La même orientation se retrouve sur les cours du Brent européen, malgré un creusement légèrement moins marqué de cette tendance. Depuis leur pic du 22 mars, les cours du Brent ont reperdu 10 à 11%.

Evolution des cours du Brent sur sept mois. Source : ICE Europe. Graphique : Boursorama.
Evolution des cours du Brent sur sept mois. Source : ICE Europe. Graphique : Boursorama.

La rechute des prix du pétrole depuis deux semaines s’explique par la retombée progressive de l'espoir d'un gel de la production entre pays membres et non-membres de l’Opep, qui se réunissent le 17 avril prochain au Qatar pour discuter de ce sujet.

Vendredi dernier, le vice-prince héritier saoudien a déclaré que l’Arabie saoudite refuserait un gel de sa production d’or noir si l’Iran n’en faisait pas autant de son côté, ceci dans l’optique de conserver ses parts de marché.

Or l’Iran, récemment réintégré dans le concert mondial des pays exportateurs de pétrole suite à la levée de l’embargo américain, ne l’entend pas de cette oreille et compte bien augmenter significativement sa production dans les mois à venir pour retrouver son niveau de production d'antan et le dépasser. Dimanche, le ministre du Pétrole iranien a souligné que son pays exportait déjà 2 millions de barils/jour pour une production de 3,2 Mb/j, sans mentionner un éventuel gel de la production à ces niveaux malgré les menaces saoudiennes.

Le rebond du pétrole est d’autant plus malmené qu’aux Etats-Unis, les stocks de barils continuent d’augmenter depuis sept semaines consécutives. Les perspectives d’une réduction de la surabondance mondiale de pétrole semblent donc toujours très floues à court terme.

Dans ce contexte, les entreprises pétrolières et parapétrolières sont pénalisées sur les marchés actions. À titre d'exemple, Total perdait 2,83% mardi 5 avril à 13h30, Technip abandonnait 3,26%, Vallourec -4,54% et CGG -3,17%.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • SM7 il y a 8 mois

    Pourquoi pensez-vous que les grandes nations importatrices de pétrole on souhaité redevenir amies avec l'Iran ?

  • jmlhomme il y a 8 mois

    Vous vous plaignez toujours. Pas de croissance à cause du Pétrole quand il est cher. Pas de croissance à cause du Pétrole quand il est bas.... Pour nous Européen , c'est évidemment bon en ce moment.

  • d.e.s.t. il y a 8 mois

    On peut dire merci aux Bédouins enrichis et stupides!