Le pétrole retrouve sa tendance baissière

le , mis à jour à 12:10
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Les stocks de barils augmentent rapidement aux Etats-Unis depuis deux semaines, entraînant une tendance baissière sur le marché de l'or noir.
Les stocks de barils augmentent rapidement aux Etats-Unis depuis deux semaines, entraînant une tendance baissière sur le marché de l'or noir.

Après un rebond notable de plus de 25% entre la fin août et le début du mois d’octobre, les prix du baril se contractent de nouveau régulièrement depuis deux semaines.

Les prix du baril de pétrole connaissent une importante volatilité depuis le début du mois d’octobre, enchaînant en quelques séances un rebond puis une rechute avec une certaine amplitude.

Le baril WTI de New York, qui s’échangeait sous les 40 dollars le 24 août dernier, avait rebondi jusqu’à atteindre les 50 dollars le 8 octobre, soit un rebond des prix de 25% en cinq à six semaines. Mais depuis deux semaines, les prix retombent nettement. Le WTI s’échange à 43,6 dollars ce mardi 27 octobre, de nouveau proche de ses plus bas annuels.

Le Brent européen s’échange quant à lui à 47,4 dollars, après avoir connu un pic à 53 dollars le 8 octobre, et un plus bas sous les 45 dollars à la fin du mois d’août.

Expliquant ce mouvement, les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ressortent de nouveau en nette augmentation depuis deux semaines. La semaine dernière, ce sont 8 millions de barils qui se sont ajoutés aux stocks, après déjà 7,5 millions la semaine précédente. La rapidité de la hausse des stocks hebdomadaires retrouve son rythme des mois de janvier à avril, au cours desquels les stocks de brut aux Etats-Unis avaient atteint leur plus haut niveau historique depuis la création de cette statistique en 1982.

À noter que pour cette semaine, le consensus des analystes table sur une poursuite de la hausse des stocks, avec 3 millions de barils supplémentaires. Pour rappel, les variations de stocks restent généralement extrêmement volatiles d’une semaine à l’autre.

L’augmentation des stocks signifie techniquement une inadéquation entre l’offre et la demande de pétrole, l’offre restant surabondante par rapport aux besoins de la demande. Reste à déterminer exactement d’où vient le déséquilibre depuis deux semaines, alors que l’on sait d’une part que l’exploitation de pétrole de schiste est toujours dynamique aux Etats-Unis, et que d’autre part, la croissance de la demande mondiale se tasse en même temps que la croissance chinoise.

Une chose est sûre : cette récente rechute des prix du pétrole n’impacte cette fois que marginalement les marchés actions, qui ont grimpé au cours des dernières semaines, notamment en Europe. Les attentes relatives à une prolongation ou une accélération de la relance monétaire en zone euro semblent avoir calmé une bonne partie des craintes des opérateurs qui se concentraient précédemment sur la fragilité de la croissance mondiale.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • M4358281 le vendredi 30 oct 2015 à 10:18

    très très bien !