Le pétrole plonge à son plus bas niveau depuis 2005, pénalisant les marchés européens

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La déprime gagne plus que jamais les cours de l'or noir.
La déprime gagne plus que jamais les cours de l'or noir.

La dégringolade se poursuit du côté du pétrole alors que le Brent s’échange à 36,5 dollars le baril, en-dessous de son point bas de 2009 à 36,6 dollars. Le Brent, qui fait référence en Europe, ne s’était pas échangé à un prix aussi faible depuis février 2005.

Les journées se suivent et se ressemblent sur le marché du pétrole, alors que les prix continuaient de plonger lundi 14 décembre en cours de séance.

Le baril de Brent perdait encore 3,9% à 36,5 dollars lundi vers 14h, tandis que le baril WTI perdait 2,20% à la même heure, passant sous le seuil des 35 dollars à 34,6 dollars. Le point bas de 2009, situé à 33,9 dollars sur le WTI, n’a pas encore été franchi bien que ce seuil semble également approcher à grands pas.

La chute des prix se poursuit alors que Reuters notait lundi à la mi-journée la parution d’« un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prédisant un marché mondial [du pétrole] saturé au moins jusqu'à la fin de l'année prochaine ».

Plus généralement, aucun facteur ne semble susceptible de fournir un soutien aux prix du pétrole depuis une dizaine de jours.

Le peu de réactions politiques de la part des pays producteurs de pétrole face à la chute des prix de l’or noir laisse penser qu’aucune décision n’est susceptible d’être prise à court terme pour ralentir le rythme de la production mondiale. Tel est notamment l’exemple de l’Opep, qui a décidé il y a une dizaine de jours d’augmenter officiellement le rythme de sa production journalière au lieu de la réduire.

Les stocks américains de pétrole brut ont pourtant réussi à diminuer selon les statistiques hebdomadaires de la semaine dernière (diminution des stocks de 3,5 millions de barils), un chiffre qui traduit théoriquement un affaiblissement de l’offre ou une reprise de la demande, qui devrait théoriquement être de nature à soutenir les prix, ce qui ne s’observe pas.

Cette rechute des prix du pétrole, qui s’est accentuée après 12h heure française, a participé à un retournement à la baisse des marchés actions européens, jusqu’alors bien orientés depuis le début de la séance. Le CAC40 perdait 0,35% à 14h30, alors qu’il progressait de 1,6% peu avant 11h.

L’indice phare de la place parisienne était logiquement tiré à la baisse par les valeurs du pétrole (Total -1,66%, Technip -1,44%), mais aussi par les valeurs de l’automobile (Renault -1,67%, Peugeot -1,93%, Valeo -2,50%).

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • M4358281 il y a 12 mois

    Hi hi ..le chameau va redevenir compétitif ..mais ils ont perdu le mode d'emploi ..lol !

  • M4358281 il y a 12 mois

    Très très bien ..!

  • mlemonn4 il y a 12 mois

    Au moins une bonne nouvelle! On arrêtra le financement du terrorisme des alliés de la France ! Par contre pour le porte monnaie des français, cela ne change pas grand chose, car chez nous il y a toujours un principe des vases communicants ! Ce sont les taxes et impôts qui ont pris le relais et qui empêchent les prix à la pompe de réellement baisser et de profiter au pouvoir d'achat des français; C'est ça le pouvoir de la technocratie,ll y a toujours un spoliateur qui se cache derrière un autre!

  • M7477377 il y a 12 mois

    De toute façon quand il est trop haut, c'est pas bon pour les marchés et quand il est trop bas, c'est pareil!

  • dotcom1 il y a 12 mois

    Au contraire, je pense que le pétrole empêche les bourses européennes de plonger à cause de la hausse des taux de la Fed dans quelques jours.

  • g.gicque il y a 12 mois

    rectificatif: pas de rectificatif

  • guerber3 il y a 12 mois

    C' est la reprise, qu' ils disent...sans pétrole : bravo les " experts...!

  • g.gicque il y a 12 mois

    rectificatif: "moins que"

  • chnivet il y a 12 mois

    Les pays du golfe veulent tuer tout les pétroles exotiques. A ce cours le schiste , le bitumeux, l'offshore ne sont plus rentables depuis longtemps. Une fois la messe dite ça va faire mal dans l'autre sens.

  • g.gicque il y a 12 mois

    J'ai de la peine pour les "acheteurs européens" mais moins pour l'acheteur final ( la plus part des français en fait). par ce genre d'article on mesure l'importance du quidam de base aux yeux de ces "SPECIALISTES ECONOMIQUES"