Le pétrole passe sous les 40 dollars aux Etats-Unis suite à une réunion de l'Opep

le , mis à jour à 18:00
2

Les prix du pétrole rechutent une énième fois alors que la surabondance de l'offre semble bien partie pour durer.
Les prix du pétrole rechutent une énième fois alors que la surabondance de l'offre semble bien partie pour durer.

Les prix du pétrole ont connu un énième mouvement de baisse vendredi 4 décembre, amenant momentanément le WTI sous le seuil psychologique des 40 dollars le baril. Cela fait suite à la décision de l’Opep d'augmenter officiellement sa production journalière de pétrole.

Les prix du pétrole poursuivent leur tendance baissière et se rapprochent une fois de plus de leurs plus bas annuels d’août dernier.

Aux alentours de 15h vendredi, le baril de pétrole WTI a perdu 2 dollars, passant de 41,7 dollars à 39,7 dollars en seulement quelques minutes, avant de se stabiliser autour des 40 dollars.

Cette baisse du pétrole a entraîné une baisse concomitante des marchés actions européens, qui ont perdu environ 1% de leur valeur au même moment. La cause de cette baisse est restée momentanément mal identifiée.

Cette chute du pétrole fait suite à une réunion de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), qui se réunissait vendredi à Vienne pour un point trimestriel. L’organisation a choisi d’augmenter son rythme officiel de production de pétrole à hauteur d’environ 31,5 millions de barils par jour, contre 30 millions précédemment. Cela correspond plus exactement à entériner l'actuel niveau de production de l'Opep, qui dépassait déjà le seuil officiel de 30 millions de barils par jour selon Bloomberg.

Pour rappel, l’Opep fonctionne sur un modèle de cartel et représente environ un tiers de la production mondiale journalière de pétrole.

Les pays de l’Opep, au premier rang desquels se trouve l’Arabie Saoudite, souffrent largement de la faiblesse des prix du pétrole, mais préfèrent encore augmenter leur production pour éviter de perdre des parts de marché face aux Etats-Unis ou face à la Russie.

Les enjeux géopolitiques ont également un rôle prédominant dans cette décision. Les exploitations de pétrole en Arabie Saoudite restent théoriquement rentables avec un baril aux alentours de 40 dollars. Tel n’est pas le cas de certaines exploitations aux Etats-Unis ou en Russie. En choisissant d’augmenter sa production, l’Opep sait qu’elle pénalise indirectement ces deux pays.

Pour autant, les Etats-Unis ont montré qu’ils savaient s’adapter à cette situation, et n’hésitent pas non plus à entrer dans le jeu de la surenchère. L’offre américaine est dopée par l’exploitation de pétrole de schiste, qui semble parvenir à bien résister à la baisse des prix du pétrole du fait de l’abaissement des coûts de production permis par le perfectionnement progressif des technologies à disposition.

La surproduction américaine est patente alors que les stocks de brut ont encore augmenté de 1,177 millions de barils au cours de la semaine passée selon l’habituelle statistique hebdomadaire publiée mercredi 2 décembre. Les stocks de pétrole brut ont ainsi enregistré une dixième semaine de progression consécutive.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • f.fluidi le vendredi 4 déc 2015 à 18:33

    On utilisera alors le gaz de schiste et un bon pied nez à la COP21

  • jy831 le vendredi 4 déc 2015 à 18:19

    Et quand il auront bien entamé leur reserves et aprés avoir ruiné les petit exportateurs le petrole s envolera et ruinera l économie mondiale