Le démarrage par EDF des éoliennes en mer françaises retardé d'un an

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EDF RETARDE LE DÉMARRAGE D'ÉOLIENNES EN MER
EDF RETARDE LE DÉMARRAGE D'ÉOLIENNES EN MER

PARIS (Reuters) - Les mises en service des trois premiers parcs français d'éoliennes en mer construits par EDF seront retardées d'un an en raison de recours déposés l'été dernier devant la cour administrative d'appel de Nantes, a estimé mardi l'électricien public.

Béatrice Buffon, responsable des "Energies marines renouvelables" d'EDF Energies nouvelles, a précisé lors d'une rencontre avec la presse que ces mises en service étaient désormais programmées pour 2021-2022, au lieu de 2020-2021 prévu précédemment.

La cour administrative d'appel de Nantes a un an au maximum pour se prononcer sur les recours et sa décision doit donc intervenir "avant l'été 2017", a-t-elle ajouté.

"Ça nous permettrait une première décision d'investissement fin 2017 ou début 2018", a souligné Béatrice Buffon, précisant que trois à quatre ans de construction seraient ensuite nécessaires.

EDF a été retenu en 2012 pour construire les trois parcs d'éoliennes en mer de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), d'une puissance cumulée d'environ 1.400 mégawatts (MW), aujourd'hui concernés par des recours.

En mai, le groupe avait annoncé un partenariat avec le canadien Enbridge qui remplaçait un précédent accord avec le danois Dong Energy pour développer, construire et exploiter ces trois parcs, qui représentent ensemble 6 milliards d'euros d'investissements dont moins de la moitié pour EDF.

Antoine Cahuzac, directeur exécutif d'EDF en charge du pôle énergies renouvelables, a pour sa part rappelé mardi que le groupe souhaitait mettre en service 5 à 6 gigawatts (GW) supplémentaires de capacités de production d'électricité d'origine renouvelable en France à l'horizon 2030, un objectif qui implique des investissements de l'ordre de 5 à 6 milliards d'euros.

Globalement, EDF veut quasiment doubler d'ici 2030 ses capacités en matière d'énergies renouvelables pour les porter de 28 GW à plus de 50 GW.

Le groupe ciblera en priorité les zones où il existe des besoins de nouveaux moyens de production, telles que l'Amérique latine, la Chine, l'Inde ou l'Afrique subsaharienne, a indiqué Antoine Cahuzac.

"Nous avons des débuts de discussions avec quelques partenaires chinois pour savoir si on se lance dans l'éolien offshore en Chine", a-t-il également dit.

(Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez)

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  • gmonier- il y a 3 semaines

    EDf anticipe déja un avis favorable du tribunal. La justice est donc aux ordres d'EDF !!!!!

  • mlaure13 il y a 3 semaines

    Depuis plus de quarante ans, la France se meurt doucement mais surement...:-(((

  • jeepinv il y a 3 semaines

    Et on reproche à EDF de favoriser ses investissements à l'étranger... et on s'étonne d'avoir un taux de chômage deux fois supérieur à celui de l'Allemagne...

  • lorant21 il y a 3 semaines

    de recours en recours, on tiendra bien jusqu'en 2040 comme pour NDDL...

  • jmlhomme il y a 3 semaines

    Tant que la France laisse faire des obstructions sous pretexte d'etat de droit par une Justice qui met 1 an pour apporter un jugement.....ce sera une France en déconfiture industrielle. Dejà que l'on demande à EDF plutot que d'autres strcutures privées de faire le nuclaeaire , le renouvelable, le réseeau et la commercialisationt le recyclage aval ....quand dans le premier seul premeier secteur elle est dejà debordée par des années de retard....

  • M8587219 il y a 3 semaines

    Et notre prin cesse de la transition énergétique reste muette?