La conversation secrète du FMI qui fait enrager le gouvernement grec

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Le plan d'aide à la Grèce prévoit un excédent primaire, avant paiement des intérêts d'emprunt, de 0,5 % cette année, 1,75 % en 2017 et 3,5 % en 2018.
Le plan d'aide à la Grèce prévoit un excédent primaire, avant paiement des intérêts d'emprunt, de 0,5 % cette année, 1,75 % en 2017 et 3,5 % en 2018.

C'est une incroyable conversation sur la Grèce entre des responsables du Fonds monétaire international (FMI) qui a été publiée samedi sur le site de WikiLeaks. Quelqu'un a fait fuiter un échange tenu dans une téléconférence dans une chambre de l'hôtel Hilton à Athènes, le 19 mars, entre le directeur du département Europe de l'institution internationale, Poul Thomsen, sa représentante en Grèce, Delia Velculescu, et une autre représentante du FMI, Iva Petrova.

La retranscription de ce dialogue illustre à merveille le triple bras de fer auxquels s'adonnent en ce moment même les responsables européens, les Grecs et l'institution de Christine Lagarde. Le FMI face aux Grecs ; le FMI face aux Européens, et en particulier l'Allemagne ; les Européens face aux Grecs.

Des mesures « Mickey Mouse »

Au cours de l'échange, les responsables du FMI expriment leur vive inquiétude sur l'avenir du plan de sauvetage de la Grèce décidé l'été dernier. Ils accusent les Grecs de ne pas en faire assez pour redresser leurs comptes publics au niveau fixé dans l'accord de sauvetage. Premier bras de fer. « Ils ne s'en approchent pas. [...] Ils font quelque chose, mais ça reste très peu », s'insurge Delia Velculescu, en évoquant des mesures « Mickey Mouse ». En clair, de souris. Les points de blocage sont nombreux : la réforme de l'impôt sur le revenu et ses exemptions pour les petits revenus ou encore...

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  • lorant21 il y a 8 mois

    je dois être obtus: je ne vois rien d'autre qu'une conversation privée normale.