La Chine plombe les exportations de vins et spiritueux français

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LA BAISSE DES EXPORTATIONS FRANÇAISES DE VINS ET SPIRITUEUX S'EST AMPLIFIÉE EN 2014
LA BAISSE DES EXPORTATIONS FRANÇAISES DE VINS ET SPIRITUEUX S'EST AMPLIFIÉE EN 2014

PARIS (Reuters) - Après un léger recul en 2013, la baisse des exportations de vins et spiritueux français s'est amplifiée en 2014, plombée par la chute des ventes de cognac et de vins de bordeaux en Chine.

Le chiffre d'affaires du secteur réalisé à l'export a totalisé 10,78 milliards d'euros, accusant un repli de 2,8% après une baisse de 0,4% en 2013, selon les chiffres publiés mercredi par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS).

Avec une contribution positive de 9,5 milliards d'euros à la balance commerciale de la France, dont il a représenté pendant longtemps le deuxième poste excédentaire, le secteur rétrograde à la troisième place derrière l'aéronautique et la chimie-parfums et cosmétiques.

Toujours affectées par les mesures anti-corruption décidées fin 2012 par Pékin, les expéditions à destination de la Chine, cinquième marché d'exportation du secteur, ont plongé de 17,4% l'an dernier. Le recul est de 6,8% en valeur pour les vins, essentiellement des vins haut de gamme du Bordelais qui étaient très prisés pour les cadeaux d'affaires et les banquets officiels, tandis que les spiritueux, essentiellement le cognac, accusent une chute de 30,3%.

La baisse des ventes de vins à destination de la Chine s'est accompagnée d'un fort recul des ventes vers le Royaume-Uni (-12,1%), d'où sont réexpédiés vers la Chine des vins de Bordeaux et de Bourgogne.

La FEVS, qui souligne que les exportations de la filière signent tout de même leur troisième meilleure performance historique, met en garde contre "un déficit structurel de disponibilité de produits, en particulier dans le secteur du vin, et la capacité de nos concurrents à proposer au consommateur des vins de meilleur rapport qualité-prix".

"Nous devons (...) répondre concrètement à trois enjeux: développer notre potentiel de production, faire tomber les barrières au commerce et permettre la valorisation de l'image de nos produits", souligne Christophe Navarre, président de la FEVS, dans un communiqué.

(Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)

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  • abacchia le mercredi 11 fév 2015 à 13:11

    Et oui, avec l'accession de + en + de Chinois (il reste encore beaucoup à faire tout de même) au rang de "classe moyenne", leur goût évolue également, et avec lui, la notion de rapport qualité/prix ! Espérons que nos producteurs sauront prendre la mesure du phénomène, en cessant de prendre les marchés dits "émergents" pour des demeurés !

  • crcri87 le mercredi 11 fév 2015 à 12:41

    Les Chinois ne sont pas fous : à force de leur proposer du Préfontaines comme un grand cru