Fructipierre a des reins solides

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Malgré un plongeon de son taux d'occupation financier et d'une belle ponction sur son report à nouveau, Fructipierre dispose toujours de belles réserves. Un atout nécessaire pour affronter une conjoncture difficile et la modernisation de son patrimoine.

« Assurer l'avenir malgré un exercice difficile » résume le défi posé à Fructipierre (NAMI AEW Europe). Son rapport annuel n'en fait pas mystère. Il prévient les associés du recul du dividende prévisionnel 2014. Il s'élèverait à 24€ (en intégrant une quote-part des plus values) contre 25,44€ en 2013. Pourquoi ? La société de gestion évoque « le contexte économique et les incertitudes qu'elle engendre ». Dès la fin 2012, Fructipierre annonçait la couleur : la situation difficile « se traduit par une dégradation de la situation locative ».

« Mais la SCPI a des atouts pour y faire face ». Avec un dividende de 25,44€ en 2013, le taux de distribution atteint 5,13 %. Une performance similaire à celle délivrée en moyenne par les SCPI alors même que le taux d'occupation financier plonge à 85,5 %. Pour parvenir à ce résultat dicté par la volonté d'« assurer la régularité du revenu » les réserves ont été grandement sollicitées. Zoom arrière.

Fin 2012, le report à nouveau s'établissait à 4€ par part. Un an plus tard, il est de 2,42€. Pour autant, la société de gestion ne fléchit pas sur ses engagements long terme. « La politique de valorisation des actifs à potentiel » continue. Preuve de ses effets bénéfiques, les loyers facturés en 2013 s’établissent à 37,7 m€ contre 36,4 m€ fin 2012 et ce, parallèlement à un essoufflement du taux d’occupation. Il faut dire aussi que Fructipierre ne lésine pas sur les moyens. « Nécessaire dans un marché locatif difficile », la provision pour grosses réparations s'étoffe. Elle passe de 5,31m€ à 5,93m€ en l'espace d'un an. Au total, les réserves, le matelas des travaux et les plus values non distribuées, représentent près de 51 m€ soit 38,94€ par part … « Un atout décisif dans une conjoncture difficile ».

La barre se redresse-t-elle au 1er trimestre 2014 ? Possible. Le stock des locaux vides diminue autour de 16000m2 (17300m2 fin 2013). De plus, le taux de dotation pour créances douteuses rapportée aux loyers facturés s'améliore. Après sa forte progression tout au long de 2013 (1,37 % en décembre), il retombe à 0,36 %.

Enfin, le marché secondaire traduit la confiance des associés. Fructipierre enregistre une hausse de 1,43 % sur le prix acquéreur (523,2€). Par ailleurs, « La société de gestion a engagé, dès à présent, différentes actions pour assurer la commercialisation locative des surfaces au terme des travaux nécessaires ». Elle a dynamisé son patrimoine par l'acquisition d'un local commercial dans un quartier prestigieux de Paris (rue Bonaparte) tout en le rationalisant par la vente d'un immeuble à Suresnes. L'opération « devrait dégager une plus-value importante, non intégralement prise en compte dans la valeur des parts » et dont « il convient d’en tenir compte, en cas de décision de cession de parts ». Le message soufflé par NAMI AEW Europe est clair... Fructipierre a les reins solides !


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