Dynamisme en 2014 du marché des bureaux en Ile de France

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Malgré la faiblesse de sa croissance économique, la France demeure très prisée des investisseurs français et internationaux. D'après BNP Paribas Reim, ils ont ciblé en 2014 « les actifs les plus liquides » (bureaux, commerces). Sur un montant total de 26,6 mds € (+41%), les bureaux représentent 58% des volumes investis. Et l'Ile de France reste de loin, le terrain privilégié  en concentrant 72 % des volumes.

La demande placée 2014 s’établit à 2,037 millions de m² (+9%). Pour Kéops « Il s’agit d’un bon niveau dans une conjoncture économique restée contrainte tout au long de l’année ». Néanmoins, la prudence est toujours de mise et les entreprises ont continué à privilégier le meilleur rapport qualité – prix, à l’instar de 2013. Elles n’hésitent pas à comparer de nombreux immeubles avant de prendre leurs décisions, quitte à renégocier leurs baux actuels. Certains utilisateurs ont par exemple fait le choix de la 1ère couronne, qui offre des immeubles plus récents, et de meilleures prestations pour un loyer moins élevé.

Le bilan annuel de Kéops sur le marché de bureaux souligne également la « multitude de records qui a animé l’offre en Île-de-France » tout au long de l’année dernière. L’offre immédiate atteint un niveau historiquement élevé avec près de 4,2 millions de m² en dépit du dynamisme de la demande placée. Deux raisons expliquent cette tendance haussière. D'abord, parmi les grandes transactions, « 45 % des volumes concernent en réalité des pré-commercialisations sur des immeubles neufs ou restructurés à livrer, ce qui ne permet pas l’absorption de l’offre disponible immédiatement ». Deuxio, d’importantes surfaces ont été livrées ou libérées au cours de l’année.

Dans un contexte économique morose, le placement de bureaux neufs ou restructurés est inférieur de 20 % à la moyenne 2004-2013. L’offre relativement maîtrisée soutient les valeurs locatives faciales : elles sont restées stables, surtout à Paris, où les opportunités se font plus rares. En outre, les propriétaires se sont montrés très prudents et ont préféré ajuster leurs valeurs de présentation dès le début de l'année.

 En raison de l'afflux de liquidités et de la baisse de taux BNP Paribas Reim précise que « Paris QCA affiche dorénavant un taux de rendement "prime" de l’ordre de 4% ». Ce qui incite certains investisseurs à prendre des positions sur des actifs moins "core" afin de profiter d’un rendement plus attractif. La même tendance prévaut en région où les 2 principaux marchés (Lyon, Lille) connaissent une diminution de leur taux de rendement "prime" (5,3 et 5,6%). 

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