Bourse : les investisseurs se désintéressent trop des petites capitalisations (Axa IM)

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Les petites capitalisations sont considérées comme trop volatiles par certains investisseurs, qui oublient les intérêts de cette classe d'actifs, souligne Axa IM.
Les petites capitalisations sont considérées comme trop volatiles par certains investisseurs, qui oublient les intérêts de cette classe d'actifs, souligne Axa IM.

Sur les marchés financiers, les grandes capitalisations sont davantage sous le feu des projecteurs que les petites ou moyennes valeurs, au point de susciter moins d’intérêt chez les investisseurs. Ces derniers ont tort, estime Axa IM.

« Une enquête menée pour le compte d’AXA Investment Managers (AXA IM) révèle que, préoccupés par la volatilité des marchés à court terme, les investisseurs internationaux négligent les petites capitalisations et sont donc susceptibles de passer à côté des opportunités que présente cette classe d’actif sur le long terme » affirme la société de gestion Axa IM dans un communiqué de presse diffusé mardi 3 mai.

En effet, « Alors que les petites capitalisations représentent environ 15% de l’univers actions à l’échelle mondiale, une enquête internationale menée auprès d’acheteurs de fonds pour le compte d’AXA IM révèle que la plupart d’entre eux ne consacrent que 6 à 10% de leur allocation aux petites capitalisations ». C’est trop peu, estime la société de gestion.

Principal frein : la volatilité des petites capitalisations

La société de gestion identifie les causes de ce manque d’attrait des investisseurs pour les small caps : « D’après les résultats de l’enquête, 46% des personnes interrogées considèrent la volatilité comme le principal obstacle à l’investissement dans cette classe d’actifs ».

Axa IM relève également la persistance de certains « a priori négatifs » des investisseurs sur les small caps. En effet, « Les petites capitalisations sont généralement peu suivies par les analystes et par conséquent pas toujours bien valorisées. D’où l’importance d’une gestion active spécialisée qui permet de bénéficier d’une création de valeur sur le long terme sur ce segment de marché ».

Ainsi, les investisseurs « ont tendance à considérer [les petites capitalisations] comme plus risquées que les autres classes d’actifs et ne réalisent pas l’intérêt qu’elles présentent en termes de performance, de diversification et d’exposition à des secteurs de niche fortement innovants qui ne peuvent être accessibles que via les petites capitalisations » commente Matthew Lovatt, Directeur du développement commercial chez Axa IM.

Davantage d’opportunités qu’au sein des « large caps »

Certains investisseurs sont pourtant bien conscients de ces intérêts. D’après les résultats de l’étude menée pour le compte d'Axa IM, « Les principales raisons pour lesquelles les investisseurs détiennent actuellement des petites capitalisations dans le cadre de leur allocation d’actifs sont les suivantes : les petites capitalisations dopent les performances (81%), permettent de diversifier les portefeuilles (78%), offrent la possibilité d’investir dans des entreprises de croissance (62%) et de diversifier les risques (40%) ».

Pour Matthew Lovatt, « Les investisseurs devraient considérer les petites capitalisations comme une allocation stratégique. Les turbulences que traverse actuellement l’économie mondiale, tels que le ralentissement de la croissance globale et la volatilité des marchés, ne doivent pas occulter à long terme les arguments qui plaident en faveur d’une allocation structurelle dans les petites capitalisations ». Sans compter que les investisseurs pourraient « exploiter le potentiel significatif des opérations de fusions/acquisitions au sein de ce segment », ajoute-t-il.

D’après Axa IM, « Sur le long terme, les petites capitalisations ont affiché des rendements ajustés aux risques plus élevés que les grandes capitalisations. Par ailleurs, les petites entreprises sont souvent à la pointe de l’innovation et se trouvent naturellement sur la partie la plus dynamique du cycle de vie des entreprises ».

Autant de bonnes raisons pour s’intéresser davantage aux petites capitalisations, tout en gardant à l’esprit que dans le monde de l’investissement, les opportunités plus attrayantes sont généralement associées à des prises de risques plus élevées qu’il faut accepter d’assumer.

À noter que l'enquête réalisée par Axa IM a été menée janvier 2016 auprès de 150 acheteurs de fonds dans les pays suivants : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, France, Suisse, États-Unis, Espagne, Belgique, Hong Kong, Singapour et aux Pays-Bas.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • seba.les il y a 7 mois

    Non, de la bourse tout simplement. Suffit de regarder les volumes, en même temps quand certaines boites de THF annoncent des taux de réussite de 99%, ca donne plu vraiment envie de jouer contre ca ....

  • mlemonn4 il y a 7 mois

    Surtout les investissseurs français ne veulent plus continuer à se faire tondre par lEs organismes financiers, les bras séculiers de l'Etat en plus de leur transférer le risque !

  • AND.KOTE il y a 7 mois

    Non, les investisseurs se desinteressent de la bourse de Paris

  • jeanet66 il y a 7 mois

    NORMAL ! moi je me suis fait avoir avec ces valeurs ! je ne touche que les actions du CAC