Année difficile en vue pour les équipementiers aéronautiques

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    PARIS, 7 janvier (Reuters) - Les équipementiers 
aéronautiques français s'attendent à une année "difficile" car 
ils doivent investir pour préparer la forte montée des cadences 
de production sans en bénéficier pour l'instant, ont déclaré 
jeudi des responsables du secteur. 
    Les fournisseurs suivent un cycle d'activité décalé par 
rapport aux avionneurs, les nouveaux programmes n'ayant pas 
encore pris le relais des avions plus anciens dont la production 
baisse, a expliqué Emmanuel Viellard, responsable des 
équipementiers du Groupement des industries françaises 
aéronautiques et spatiales (Gifas). 
    "On a un léger creux alors que nous sommes en phase 
d'industrialisation, on est donc dans un contexte d'activité un 
peu moins florissant", a ajouté Emmanuel Viellard, 
vice-président de l'équipementier Lisi  GFII.PA , lors de la 
conférence de presse annuelle du Gifas. 
    La dynamique de croissance du secteur aéronautique n'a pas 
de raison de s'interrompre malgré les tensions géopolitiques ou 
les risques macroéconomiques, a souligné pour sa part Marwan 
Lahoud, responsable de la stratégie d'Airbus Group  AIR.PA  et 
président du Gifas. 
    Mais la montée des cadences de production de l'A350, le 
nouveau long-courrier d'Airbus, ne comble pas encore la baisse 
de celles de l'A330, le plus ancien avion de même catégorie de 
l'avionneur européen, a indiqué de son côté à des journalistes 
Bertrand Lucereau, président du comité des PME au sein du Gifas. 
    Les fortes montées en cadence de production, en particulier 
dans les monocouloirs comme l'A320 d'Airbus ou le 737 de Boeing 
 BA.N , seront sensibles chez les équipementiers en 2017, a-t-il 
également précisé. 
    "Si on n'est pas prêts en termes de taille, cela va être un 
peu compliqué. 2016 est un gros tournant pour nous", a ajouté 
Bertrand Lucereau, président du fournisseur de pièces de 
rechange aéronautiques Secamic.     
    La consolidation des équipementiers aéronautiques de rangs 2 
et 3 doit s'accélérer fortement pour que ceux-ci accroissent 
leur taille et amortir le recours désormais systématique des 
avionneurs aux doubles sources (deux fournisseurs sur chaque 
équipement), qui réduit l'activité des plus petits fournisseurs, 
a expliqué Bertrand Lucereau.  
    Les PME du Gifas, qui emploient en moyenne entre 100 et 120 
personnes pour un chiffre d'affaires annuel d'une quinzaine de 
millions d'euros, n'ont pas les moyens d'installer une partie de 
leur production dans des pays à faibles coûts, au contraire des 
établissements de taille intermédiaire (ETI), a-t-il ajouté.   
 
 (Cyril Altmeyer et Tim Hepher, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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