6 idées fausses sur l'immobilier et les fonds immobiliers

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L'immobilier fait souvent l'objet d'idées préconçues. Peu aidées par la fiscalité, les SCPI (ou OPCI) sont bien ancrées dans l'économie réelle. Et si, comme tout placement, la pierre papier connaissent des variations, ce risque peut être en partie contenu quand la gestion est confiée à des professionnels.

1 Les français investissent trop dans l’immobilier

L’épargne immobilière (au sens large) est un outil parmi d’autres de diversification du patrimoine et de préparation à la retraite. Celle investie dans des supports collectifs (SCPI et OPCI) reste à un niveau modeste par rapport à d’autres pays : 31 mds €, contre 82 mds € en Allemagne fin 2013. Ces fonds immobiliers accessibles aux particuliers investissent très majoritairement dans le secteur tertiaire et n’affectent donc pas la situation des prix de l’immobilier résidentiel.

 

2 L’immobilier ne finance pas l’économie

L’immobilier est un facteur de création d’emplois et de production de richesse nationale, que ce soit dans le domaine tertiaire ou le résidentiel. L’investissement immobilier dans le secteur tertiaire répond au besoin des entreprises de disposer de locaux adaptés à leur métier là ou elles sont installées. La location des murs par les entreprises (plutôt que l'acquisition) leur permet de concentrer leurs ressources sur le cœur de leur activité. Les fonds immobiliers se placent dans une optique de long terme. Cet horizon est la source de leur performance financière. Aujourd’hui, plus d’un million d’emplois sont logés dans des immeubles tertiaires via les SCPI et les OPCI.

 

3 L’immobilier est un secteur passif 

L’immobilier est un patrimoine vivant inscrit dans son tissu local et qui va très au-delà de son seul entretien courant. L’acquisition, la mise en location et la cession des immeubles exigent de prendre en compte les données de marché mais aussi les paramètres techniques et juridiques. Ces aspects sont particulièrement vrais dans les immeubles tertiaires. Par exemple, les bureaux seront d'autant plus facilement louables qu’ils auront su s'adapter à l’évolution des standards du marché et des modes de travail faute de quoi, ils pourraient être frappés d’obsolescence. Enfin, le poids croissant des normes et les exigences du plan bâtiment durable en matière de réduction de la consommation d’énergie imposent à tous les propriétaires d'agir... de réaliser de lourds investissements.

 

4 L’immobilier est un secteur sous perfusion fiscale

Hormis le logement neuf (Duflot) ou réhabilité (Malraux), l’investissement immobilier ne bénéficie d’aucun levier fiscal. C’est particulièrement le cas pour l’immobilier tertiaire. Les SCPI et OPCI qui investissent dans ce secteur (90 % de leurs investissements) n’ont pas de coup de pouce fiscal. Ils ont même, plutôt connu un alourdissement de leur fiscalité ces dernières années.

Par ailleurs, les SCPI qui ont pris part aux dispositifs fiscaux successifs comme par exemple celles sur la loi Duflot participent à la volonté gouvernementale de relancer la construction de logements dans des zones tendues. Leur part dans le total des constructions annuelles est réduite mais elle l'a toujours été (maximum de 5 % en 2010). Enfin, les fonds immobiliers sont, en outre, des pourvoyeurs de recettes budgétaires du fait de leur propre fiscalité et de celle de leurs investisseurs.

 

5 L’immobilier est un secteur “confortable et sans risque”

Comme tout secteur industriel, l’immobilier connaît des cycles que l’on retrouve dans l’évolution des indicateurs financiers des fonds immobiliers. Les revenus locatifs, comme la valeur des parts, fluctuent en fonction de l'économie et de l’appétit des investisseurs. Le risque qui pèse sur les investisseurs est également lié aux évolutions sociétales et à leurs effets sur les immeubles : exigences environnementales, habitudes de travail, etc. Pour un épargnant, le professionnalisme des sociétés de gestion de fonds immobiliers est rassurant car elles savent anticiper et « traiter » la plupart des risques liés à ce type d'investissement.

 

6 Les fonds immobiliers sont réservés à une clientèle privilégiée

Les fonds immobiliers sont une solution d’épargne intéressante pour les investisseurs qui ne disposent ni des moyens ni de l’expertise nécessaires pour investir directement. Pour les 600 000 foyers fiscaux ayant investi en SCPI, la détention moyenne est d’environ 50 000€ et l’on y compte une part croissante de jeunes ménages soucieux de préparer leur retraite.

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  • M4098497 le lundi 23 nov 2015 à 11:35

    Achetez en pleine bulle immobilière un bien, n'est-il pas plus risqué qu'un placement diversifié en bourse ?

  • M4048391 le dimanche 22 juin 2014 à 23:53

    Disclaimer svp?

  • PzKpfw le dimanche 22 juin 2014 à 17:05

    En pleine bulle spéculative, soutenu à bout de bras par le gouvernement.On n'a pas la chance (clairvoyance?) d'avoir des PME industrielles,. En france on stérilise dans l'immobilier et la dette étatique.Ne vous étonnez pas si les allemands vont aussi bien : l’argent de l'épargne est investi dans un vrai tissu industriel.Bref, la france vit dans un non sens économique.

  • noterb1 le dimanche 22 juin 2014 à 12:08

    déduire les intérêts des sommes empruntées pour l'achat de ses revenus immo ne constitue pas une aide ?

  • stefalex le samedi 21 juin 2014 à 11:49

    Plutôt que d'écrire des imb*********, ce serait à mon avis plus intéressant de rappeler que l'immobilier est un bien particulier et, à ce titre, ne devrait pas être considéré comme un actif financier. A l'heure actuelle, les jeunes ne peuvent plus accéder à l'immobilier. Voilà la réalité du marché immobilier. Le patrimoine immobilier et les terrains ont été confisqués par une partie de la population.

  • faites_c le samedi 21 juin 2014 à 09:32

    6 Les fonds immobiliers sont réservés à une clientèle privilégiée : Ah bon? C'est nouveau? La part de SCPI à moins de 200 € c'est réservé aux ultra-riches? Non cela démontre que le français moyen veut le beurre et l'argent du beurre c'est à dire un placement qui rapporte mais aussi qui est liquide ce qui est loin d'être le cas des parts de SCPI. Les parts de SCPI rapportent peut être 5 à 6% mais il faut entre 6 mois et 1 an pour obtenir leur remboursement quand c'est possible!!!

  • gnapi le vendredi 20 juin 2014 à 16:48

    un ramassis de raccourcis volontairement réducteurs. Mais bon, c'est du "publi-reportage" ...

  • gnapi le vendredi 20 juin 2014 à 16:48

    1. Clairement oui. une très grande majorité du patrimoine des ménages est constitué d'immobilier. Celui-ci n'est constitué de fonds immobiliers que pour une infime part. C'est notamment lié à la hausse des prix, hausse que n'a pas connue avec une telle ampleur l'Allemagne. C'est peut être ce qui explique la différence d'intérêt (et de possibilité) pour la pierre papier outre-Rhin

  • gnapi le vendredi 20 juin 2014 à 16:46

    2. L'immo ne finance pas le développement des entreprises sauf celle des intermédiaires. La location n'est que le paiement pour un service et ne pèse pas tant que ça, en valeurs, dans la part du PIB lié aux services - notamment aux entreprises.

  • gnapi le vendredi 20 juin 2014 à 16:44

    3. L'immobilier est passif par définition et de par les délais de transactions. Cependant la pierre papier compense pour partie ce fait. Que la législation sur le sujet soit très mouvante n'en fait pas un investissement plus actif pour autant. Combien gère leur patrimoine immo au jour le jour suivant la fiscalité ? et avec quel temps de réaction ?