2015-2030 quelle performance pour la pierre papier: scpi, opci grand public et SIIC

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Un des thèmes développés lors des assises de la Pierre Papier a porté sur la question de la performance pour la pierre papier à l'horizon 2015- 2030. La conférence réunissait 4 fins connaisseurs de l'immobilier : Serge Bataillie, directeur général de Nami-AEW Europe, Thierry Gaiffe, directeur général de Paref Gestion, Laurent Gauville, fondateur de Gestion 21 et Nicolas Kert, directeur pôle solutions d’épargne réseaux d' Amundi Immobilier.

A l'appui d’articles de presse annonçant périodiquement des jours sombres pour l'immobilier, les spécialistes dénoncent d'abord une communication ambigüe. Car elle se focalise sur le logement et cible davantage la plus-value que le revenu. De surcroît, elle ignore l'effet de diversification d'un portefeuille. Pourtant cette «surestimation constante des risques du secteur implique une surperformance du secteur». D'ailleurs, le tableau livré à l'occasion des assises de la Pierre Papier est riche d'enseignements. L'immobilier côté affiche une performance long terme d'environ 10 % par an. Précisément 14 % sur 10 ans, 10 % sur 20 et 30 ans. De quoi situer ce créneau en tête des placements plus performants sur 10 et 20 ans et au 2nd rang juste derrière les actions françaises (+13%) sur 20 ans.

En clair le segment des foncières cotées est « la meilleure classe d'actifs quelle que soit la période ». Cette performance est basée à hauteur de 80 % sur le revenu. En parallèle, les intervenants insistent aussi sur l'amélioration progressive du profil de risque du secteur. Il s'agit autant d’une meilleure adéquation de l'offre immobilière à la demande qu’une meilleure gestion des risques financiers

Et pour l'avenir ? Sur l'horizon 2010-2030, la population totale en France devrait croître de 10 % et la population active autour de 7 %. En étant « principalement investi en Ile de France, les foncières cotées profiteront du dynamisme de cette région». Pour une inflation de 1 % et un PIB à 1 %, l'objectif de performance est de 8 % compte tenu d'un rendement courant de 5 %. Les risques de ce scénario pourraient être un excès d'offre de livraison à l'image de 1990, un excès d'endettement comme en 2007 ou une détérioration de l'environnement macro-économique.

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