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«Un espoir pour les victimes de squats»: deux propriétaires et un squatteur condamnés pour avoir expulsé des locataires
information fournie par Le Figaro 13/06/2024 à 14:14

(Crédits photo : Unsplash - Tingey Injury Law Firm  )

(Crédits photo : Unsplash - Tingey Injury Law Firm )

Le Tribunal de Thonon (74) vient de condamner trois prévenus dans une affaire rocambolesque de locataires expulsés par des escrocs.

À Annemasse (74), c'est un nouveau soulagement pour les habitants de la résidence du clos Greffier. Sept mois après l'expulsion de squatteurs qui ont pourri la vie des résidents pendant six ans, trois prévenus ont été condamnés par le Tribunal de Thonon ce mardi. L'affaire est hallucinante: une propriétaire a créé un faux syndic pour s'approprier l'immeuble , expulser des locataires et installer à leur place des squatteurs. Celle qu'on qualifie de «cerveau» de l'affaire et qui possède un logement dans l'immeuble, a écopé de la plus grosse peine: 30 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende (au lieu des 10.000 euros requis). C'est un sursis probatoire de trois ans avec interdiction de contacter les victimes, d'approcher de la résidence et l'obligation d'indemniser les parties civiles.

Le bras droit du «cerveau», qui est aussi propriétaire dans cette même résidence, a, quant à lui, été condamné à 15 mois de sursis et 10.000 euros d'amende. « Si nous ne sommes pas rapidement payés par ces deux principaux prévenus, nous allons inscrire une hypothèque sur leurs appartements », affirme au Figaro Florian de Larue, président de L'Immobilier du bassin genevois, le syndic de l'immeuble. Enfin, le tribunal a infligé une peine de six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende. Trois individus a priori solvables. Le «cerveau» et le squatteur vivent en Suisse et perçoivent des salaires respectifs d'environ 4000 et 6000 euros par mois.

Deux des prévenus vivent en Suisse

Présent lors de l'audience, le président du syndic salue la « décision juste » du tribunal. « J'ai rapidement senti que les juges ont compris qu'il fallait être ferme. Il n'y avait aucun sentiment de vengeance de notre part. Le sursis est suffisant », confie au Figaro Florian de Larue. Pour Christelle, l'une des copropriétaires qui avait été agressée physiquement par un des squatteurs, « cette décision est une satisfaction et un soulagement de savoir qu'ils ne pourront plus approcher la copropriété ». « C'est un espoir pour tous les gens dont les logements sont squattés. Il ne faut pas baisser les bras, même s'il faut attendre longtemps », confie cette ancienne juriste. Sa sœur, dont l'appartement a été endommagé à cause d'une fuite dans le logement squatté à l'étage supérieur, se réjouit de ces condamnations qui sont «un véritable soulagement». Mais elle « déplore que le tribunal n'ait pas confisqué l'appartement de Madame Ayach (le «cerveau») et que je n'ai pas été reconnue comme victime alors que le squatteur qui était au dessus de chez moi, a été condamné et qu'il est à l'origine de la destruction de mon appartement », a réagi Virginie.

Depuis plus de trois ans, la procédure d'expulsion a été réduite à 72 heures . En théorie. Car il arrive que les expulsions traînent en longueur en raison de la présence d'enfants ou de personnes âgées. « Tout est une question de volonté des préfets et de la police , affirme Florian de Larue. Avant que notre affaire soit médiatisée, la police nous a répondu que “vos histoires de voisinage ne sont pas du ressort de la police”. Depuis, c'est le jour et la nuit. La mentalité a changé. On ne voit plus les propriétaires comme des nantis. Les expulsions se font plus rapidement. »

3 commentaires

  • 13 juin 18:08

    On ne comprend pas bien l'interet d'installer des squatteurs à la place des locataires.
    Les réels propriétaires des appartements perdaient évidement leur loyer, mais que gagnait le "cerveau" ? Il avait un loyer au black par les squatteurs ? il voulait pourrir la résidence pour racheter les appartements à bas prix ?


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