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Syndic de copropriété : moins d'un français sur deux est satisfait
information fournie par Boursorama avec Pratique.fr05/12/2021 à 08:30

La corporation des syndics fait les frais de décennies de mauvaises pratiques : manque de rigueur et de réactivité, relationnel de mauvaise qualité, et même quelquefois, détournement de fonds… Et si le métier a fait, depuis quelques années, de vrais efforts pour se normaliser, sa mauvaise réputation à la dent dure, ainsi qu’en témoignent les résultats du baromètre « CLCV-Notre temps » qui a publié le 16 novembre dernier, les résultats de son enquête annuelle sur le sujet.

Syndic de copropriété, moins d'un français sur deux est satisfaitiStock-Gregory_DUBUS

Syndic de copropriété, moins d'un français sur deux est satisfaitiStock-Gregory_DUBUS

Ce que révèle l’enquête

L’association de consommateurs CLCV s’associe maintenant depuis plusieurs années avec le magazine Notre Temps pour interroger les propriétaires, sur la qualité de leurs relations avec leurs voisins ; mais aussi avec leurs syndics. C’est ce dernier volet auquel nous nous intéressons aujourd’hui. Ainsi, sur les 2537 personnes qui ont répondu à l’enquête en 2021, seules 49% d’entre elles se sont déclarées « globalement satisfaits de leur syndic ». Si ce chiffre est faible (moins d’un Français sur deux !) il peut cependant, presque être considéré comme « encourageant » au regard des scores que révélait le baromètre il y a quelques années. En effet, en 2014, seules 39% d'avis favorables émergeaient. L’inversement de la courbe n’a eu lieu qu’en 2016 avec 47% de bonnes opinons, et le redressement se poursuit donc lentement mais – semble-t-il - surement… Surtout s’agissant des syndicats indépendants, de tailles relativement modestes. Ces derniers atteignaient en effet cette année un taux de satisfaction de 53%, quand les plus grosses structures qui exercent sous la forme de groupes, ne dépassent pas les 44%. Curieusement, l’étude montre également que le coût des prestations facturé par les syndics n’est pas le critère le plus crucial. La réactivité, la rigueur et la qualité du relationnel étant plus prépondérants (derrière la compétence, tout de même) … Ce qui pourrait expliquer la préférence affichée pour les petits cabinets indépendants.

Les syndics nouvelle génération

La digitalisation des entreprises n’épargne pas le monde de la gestion de copropriétés ; à telle enseigne que l’on a vu apparaitre des syndics 3.0. Ces syndics entièrement digitaux qui ne représentent pour l’heure que 3% du marché ont subi un effet de boost phénoménal lors de la crise sanitaire : assemblées générales en visio, règlement des charges via des espaces sécurisés, messageries et chats au service des copropriétaires… La profession s’est dépoussiérée en deux ans, bien plus qu’elle ne l’avait fait durant les cinquante dernières années ; et ces habitudes pourraient bien perdurer, favorisant l’expansion des e-syndics. Les investissements battent leur plein aussi : au cours des deux dernières années, près de 200 millions d’euros auraient été levés dans la PropTech .  Ce secteur, dont se réclament les syndics, désigne les entreprises qui améliorent les services proposés par les acteurs de l'industrie immobilière grâce à la technologie. Est-ce que ces efforts notoires, pour réinventer leur métier, permettra aux syndics de continuer à améliorer leur image ? Rendez-vous lors de la prochaine édition du baromètre « CLCV-Notre temps » pour en avoir le cœur net !

7 commentaires

  • 05 décembre21:31

    La plupart des ensembles d'habitation sont dotés d'une chaufferie centrale qui assure aussi la production de l'eau chaude. La copropriété paye le gaz (de préférence directement au fournisseur) et l'eau chaude consommée (eau froide 3€ et le réchauffage 4 à10 €). Attention. Le coût total du réchauffage doit être déduit du coût du gaz. Sinon vous payez ce réchauffage deux fois.


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