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Près de 3 milliards d’euros pour rénover plus de 4000 bâtiments de l’État
information fournie par Le Figaro15/12/2020 à 06:00

Le gouvernement vient de lancer son programme de rénovation énergétique, prévu dans le plan de relance annoncé l’été dernier.

Près de trois milliards d’euros, plus de 4000 bâtiments et un peu moins de 1000 communes concernées. L’État lance un vaste programme de rénovation thermique, promettant de réaliser d’ici trois ans cette promesse du vaste plan de relance annoncé à la rentrée. Ces « 4200 opérations réparties sur l’ensemble du territoire » représentent « un effort massif », a souligné le premier ministre Jean Castex à Matignon.

Ce programme était prévu dans le cadre du plan de relance d’une centaine de milliards d’euros du gouvernement, annoncé à la fin de l’été, dans le but de sortir durablement l’économie de la crise du coronavirus. À cette époque, l’État avait annoncé qu’il consacrerait 4 milliards d’euros à rénover ses bâtiments. Le programme qu’il vient de dévoiler ne représente «que» 2,7 milliards d’euros dont 44% (1,2 milliard d’euros) pour le seul ministère de l’Enseignement supérieur (pour voir le détail par ministère et par région, cliquez sur ce lien). Il ne vise en effet que les édifices qui dépendent directement de l’État et non ceux appartenant aux collectivités locales - comme les écoles -, qui font l’objet d’une autre enveloppe d’1,3 milliard d’euros.

Près d’un quart du budget pour l’Ile-de-France

Parmi les 4000 bâtiments à rénover, la plupart sont des universités et des établissements de recherche mais aussi des commissariats, de préfectures ou de casernes. En effet, près des deux tiers du budget serviront à moderniser des édifices appartenant aux ministères de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et des Armées. Côté régions, l’Ile-de-France (613 millions d’euros, soit 23% du budget), Auvergne-Rhône-Alpes (330 millions d’euros) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (283 millions d’euros) - qui intègrent les trois villes les plus peuplées - sont les mieux servies. À elles trois, elles pèsent près de la moitié du budget.

Le gouvernement et les préfets ont eu l’embarras du choix car les candidatures ont représenté au total trois fois plus que l’enveloppe prévue, à plus de dix milliards d’euros de travaux potentiels, un « très grand succès » dixit Matignon. Le gouvernement promet d’aller très vite, l’ensemble des projets retenus devant être officialisés l’an prochain pour être achevés d’ici à la fin 2023. « Il s’agit d’être efficace, de créer des emplois au moment où la crise est la plus forte », a martelé Jean Castex.

Cette rapidité vise non seulement à relancer l’activité du bâtiment - il table sur la création de 20.000 emplois - mais aussi à pousser le secteur à accroître ses compétences en matière de rénovation énergétique. « Dans les 4200 projets, 95% sont des projets de moins de 5 millions d’euros et iront donc vers des PME et des TPE », a relevé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Malgré des délais contraints, le gouvernement se défend de toute précipitation, assurant n’avoir retenu que des projets réalistes. Le but « n’est pas tant d’avoir bouclé le projet le plus rapidement possible (...) que de ne plus perdre de temps » pour les lancer, conclut Bercy.

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