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PER : les trois points à examiner attentivement avant de souscrire
information fournie par Moneyvox14/10/2021 à 06:00

Les trois choses à savoir sur le PER individuel avant de souscrire ( Crédits : © fizkes - stock.adobe.com)

Les trois choses à savoir sur le PER individuel avant de souscrire ( Crédits : © fizkes - stock.adobe.com)

Avec une fiscalité avantageuse et la possibilité d'opter pour une gestion pilotée, le Plan Epargne Retraite individuel cumule les avantages. Mais gare à ne pas oublier de prendre en compte ses défauts !

Par MoneyVox,

Le PER individuel est dédié à la préparation de sa retraite. Il est souvent vu comme un outil de défiscalisation, et à raison : l'argent qui y est déposé peut être déduit du revenu imposable du foyer. Cependant, il faut correctement peser le pour et le contre avant de se lancer dans la souscription d'un tel placement. Quels sont les écueils à éviter et les bonnes questions à se poser ? La réponse en trois temps.

1. Le montant des frais prélevés par le gestionnaire

Un PER individuel permet d'investir sur des supports semblables à ceux disponibles au sein d'une assurance vie, sur des fonds monétaires ou des unités de compte (OPCVM, ETF…). La ressemblance s'étend aussi aux frais prélevés avec, en premier lieu, les frais sur versement. Il faut y ajouter également les frais de gestion, ainsi que d'éventuelles commissions de performance ou d'arbitrage. Au total, la facture peut être salée ! En fonction des gestionnaires de contrats, les frais sur versement peuvent par exemple s'étendre dans une fourchette allant de 0 à 5 %. Côté frais de gestion, il faut distinguer le type de support d'investissement. Pour des fonds euros, les tarifs varient de 0,50 à 2 %, et de 0,30 à 1,50 % pour les unités de compte.

Pourquoi de tels écarts ? Dans la mesure où l'épargne retraite est souvent vendue comme un produit défiscalisant, les gestionnaires mettent surtout en avant l'économie d'impôt. Certains assureurs se permettent ainsi de facturer des frais très élevés. Idéalement, il est possible d'admettre que des frais globaux de 3 %, avec 1 % de frais sur les versements, sont acceptables. Ce qui importe avant tout, c'est l'adéquation entre le niveau de frais prélevés et la rentabilité potentielle du contrat proposé.

2. La déductibilité des versements de l'impôt sur le revenu

Les sommes versées sur un PER individuel peuvent être déduites du revenu imposable du ménage. Il s'agit là d'une option par défaut, et non d'une obligation. Sur demande, il est possible de ne pas profiter de cet avantage fiscal, avec en retour une fiscalité allégée lors de la liquidation du contrat à la retraite. Cependant, en perdant le bénéfice de la déductibilité des versements, l'investissement dans un PER perd beaucoup de son intérêt, puisqu'il s'agit là de son avantage numéro un.

Par ailleurs, pour pleinement profiter de la déductibilité des sommes déposées sur un PER individuel, il faut avant tout se pencher sur sa Tranche Marginale d'Imposition (TMI). Cette donnée correspond au pourcentage maximal auquel sont soumises les ressources du foyer. Pour que l'ouverture d'un Plan Epargne Retraite soit pertinente, il est recommandé de se situer dans la TMI de 30 %, ou plus. En dessous, l'avantage fiscal est négligeable, voire inexistant lorsque l'on est non imposable.

3. L'indisponibilité du capital déposé sur un PER

Le Plan Epargne Retraite porte bien son nom : son seul objectif est de permettre à l'épargnant de se constituer un capital en vue de sa retraite. De fait, les sommes qui y sont placées sont bloquées jusqu'à cette échéance, soit jusqu'à 62 ans selon la réglementation en vigueur. Avant cet événement notable, il existe seulement quelques situations exceptionnelles qui permettent de récupérer ses économies.

Ces cas de déblocage anticipé sont notamment les suivants : une invalidité, le décès de l'époux ou du partenaire de Pacs, l'expiration des allocations chômage, le surendettement, la liquidation judiciaire pour les chefs d'entreprise et l'achat de la résidence principale. Le PER s'adresse surtout aux personnes susceptibles de bloquer leur épargne pendant 15 ans ou plus.

1 commentaire

  • 20 octobre05:48

    Valeur à suivre


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