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Les restaurateurs s'inquiètent d'un éventuel couvre-feu
information fournie par Le Figaro13/10/2020 à 11:53

Les restaurateurs craignent un nouveau coup dur (Crédits photo : Pixabay - pasja1000 )

Les restaurateurs craignent un nouveau coup dur (Crédits photo : Pixabay - pasja1000 )

Alors que la mise en place d'un couvre-feu dans les zones d'alerte maximale pourrait être annoncée par le président ce mercredi, de nouvelles restrictions pourraient être fatales à 20% des restaurants du pays, alertent les professionnels.

Les restaurateurs craignent un nouveau coup dur. Emmanuel Macron doit en effet s'exprimer mercredi soir et devrait annoncer de nouvelles mesures pour freiner la progression du coronavirus. Parmi elles pourrait figurer la mise en place d'un couvre-feu dans les zones classées en alerte maximale.

Interrogée sur LCI sur la possibilité d'une telle restriction en Ile-de-France, Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a répondu que tout était envisageable. À ce stade, on en est à la fois à des mesures ciblées - restaurants, bars, protocoles - et à un appel à la responsabilité de chacun, a de son côté déclaré Emmanuelle Wargon, la ministre déléguée au Logement, mardi matin sur Sud Radio.

Neuf métropoles (Aix Marseille, Paris, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Lille, Toulouse et Montpellier) de même que la Guadeloupe sont désormais en zone d'alerte maximale. Cette appellation entraîne la fermeture des bars et l'application d'un protocole strict dans les restaurants. De nouvelles restrictions pourraient précipiter la mort de nombreux commerces, alertent les professionnels.

Les professionnels demandent des compensations

«Un couvre-feu à 23 heures serait un nouveau coup dur pour la profession. Cette décision pourrait représenter jusqu'à 3 heures d'activités en moins et l'impossibilité d'assurer un deuxième service dans certains établissements», s'inquiète Franck Trouet, porte-parole du Groupement National des Indépendants de l'hôtellerie et restauration (GNI). «On va encore perdre du chiffre d'affaires, en pure perte car les coûts restent identiques. Un deuxième service peut représenter 25% de l'activité d'un établissement», explique le représentant. «Les professionnels se sont déjà réorganisés pour intégrer le nouveau protocole donc tout changer encore pourrait accabler les établissements. Avant l'apparition de la deuxième vague, selon notre sondage, près de 16% des professionnels confiaient être sur le point de mettre la clé sous la porte. Aujourd'hui, ce chiffre pourrait monter à 20%, c'est une catastrophe», alerte le professionnel.

Même inquiétude de L'UMIH, Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, autre grand réseau de professionnels de l'hôtellerie-restauration. «Nous attendons de connaître les annonces mais un couvre-feu avant 23 heures serait terrible pour la profession», prévient Frank Delvau président Umih île de France. «Cette décision provoquera encore des baisses d'activités or sur Paris on est déjà à une chute de près de 40% de nos revenus», déplore-t-il. «Si c'est cela, il faudra que le gouvernement verse des compensations», annonce le restaurateur. Jusqu'aux annonces du président, les discussions vont se poursuivre.

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