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Inflation : la piste d'une augmentation du plafond des promotions de 34% à 50% est écartée
information fournie par Le Figaro05/07/2022 à 16:15

(Crédits photo : Unsplash - Artem Beliaikin )

(Crédits photo : Unsplash - Artem Beliaikin )

Bruno Le Maire avait proposé, ce lundi, de relever le plafond des promotions du prix de vente aux consommateurs. Mais cette idée est finalement abandonnée.

Le gouvernement écarte finalement une piste visant à lutter contre l'inflation. Alors que ce lundi, sur France Inter, le ministre de l'Économie et des Finances avait proposé de relever le plafond des promotions sur les produits alimentaires, ce projet ne semble plus d'actualité.

En début de semaine, le ministre de l'Économie et des Finances avait ouvert la porte à une modification du plafond des promotions, afin de l'augmenter au-delà des 34% actuellement prévus par la loi Egalim. « Je propose d'élever ce seuil à 50% », afin que les acheteurs puissent bénéficier de « prix cassés », déclarait alors Bruno Le Maire.

Ce mardi, une rencontre s'est tenue entre la présidente de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), Christiane Lambert, le patron de Bercy, Bruno Le Maire, mais aussi Arnaud Gaillot, président du syndicat Jeunes agriculteurs (JA). La piste relative aux promotions a été écartée : « Nous avons été entendus. Il n'y aura pas de remise en question du niveau de promotions. Sinon, cela aurait mis la filière agroalimentaire en grosses difficultés », revendique la représentante de la FNSEA au Figaro .

Contacté, l'entourage du ministre le confirme : « Il a entendu leurs inquiétudes pour le monde agricole et préfère donc écarter cette proposition », a déclaré Bercy au Figaro tout en précisant qu'il s'agissait avant tout d'une « proposition, pas d'une décision ».

Des contrôles renforcés en vue

Par ailleurs, comme l'avait annoncé le ministre lundi , une mission de l'Inspection générale des Finances (IGF) sera lancée « dans les prochains jours », pour contrôler le respect du seuil de revente à perte imposé aux enseignes de distribution. Ce dispositif impose aux revendeurs de conserver une marge d'au moins 10% sur la vente des produits alimentaires, afin de conforter les revenus des agriculteurs. « 10% doivent revenir aux producteurs, je veux m'assurer que ces 10% vont bien aux producteurs », déclarait Bruno Le Maire, sur France Inter. « La mission commencera la semaine prochaine et nous en ferons partie », précise la présidente de la FNSEA.

Des contrôles sont également été lancés « filière par filière », afin de s'assurer que les augmentations de prix enregistrées dans la distribution depuis quelques mois sont bien légitimes. Ce travail devra permettre de « voir s'il y a des marges inacceptables », et, éventuellement, de sanctionner les « profiteurs de la crise inflationniste ». Le Parlement souhaite aussi s'emparer de ce dossier : le groupe RN à l'Assemblée nationale a requis le lancement d'une commission d'enquête sur les hausses de prix, de même que le groupe CRCE au Sénat. Vendredi, la commission des Affaires économiques, présidée par Sophie Primas, a annoncé se « saisir de la question du pouvoir d'achat et des causes de l'inflation des prix des produits de grande consommation ». Les premiers éléments seront publiés le 20 juillet.

» LIRE AUSSI - Consommer moins et produire plus: les deux remèdes contre l'inflation

La question de l'inflation est au cœur des préoccupations du gouvernement alors que le projet de loi visant à protéger le pouvoir d'achat des ménages sera débattu dans quelques jours au Parlement. Dans l'alimentation, les hausses de prix se montrent particulièrement fortes depuis quelques mois. En juin, selon l'Insee , les produits frais ont notamment vu leur facture grimper de 6,2%, contre 5,7% pour les autres produits alimentaires.

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