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Couvre-feu : le succès grandissant de la livraison de courses à vélo
Le Figaro25/01/2021 à 06:00

(Crédits photo : Unsplash - Brett Jordan )

(Crédits photo : Unsplash - Brett Jordan )

La grande distribution recourt aux plateformes de livraison de repas, comme Uber Eats et Deliveroo, pour livrer des achats de dernière minute.

Il est bientôt 18h : à l'approche du couvre-feu, plusieurs livreurs portant un sac estampillé Deliveroo font la queue à l'entrée du magasin. Un membre du personnel de l'établissement s'occupe d'eux : le livreur montre le numéro de la commande sur son téléphone et le salarié lui donne le sac correspondant. Merci, au revoir, au suivant. Une organisation bien rodée, que connaissent très bien les restaurateurs tricolores depuis l'arrivée des géants de la livraison de repas à domicile en France, il y a quelques années. Sauf que cette scène ne se déroule pas dans un restaurant, mais dans un petit magasin Carrefour City, dans le 18ème arrondissement de Paris.

Depuis le premier confinement, les utilisateurs des plateformes de mise en relation Deliveroo et Uber Eats peuvent commander des produits des géants de la distribution, comme Carrefour, Monoprix et Franprix. La promesse est alléchante : la livraison se fait rapidement, voire dans la demi-heure, et permet à tout un chacun de faire ses courses sans bouger de chez soi. Une formule plus rapide qu'une livraison classique, et particulièrement adaptée aux petits achats d'appoint de dernière minute.

Ces initiatives ne sont pas nées du confinement, comme on aurait pu le penser. Uber Eats échangeait «depuis plusieurs mois» avec Carrefour : les événements de mars n'ont fait qu'accélérer ces discussions, indique le distributeur. De même, Deliveroo avait déjà conclu un partenariat avec Franprix par le passé. Mais le confinement a donné un coup de fouet à ces pratiques, restrictions de déplacement oblige. Satisfait, Carrefour a signé un accord exclusif avec Eats pour les livraisons en province, en juillet dernier. Le partenariat de Deliveroo avec Monoprix avait été pensé en amont, mais il a été «instauré et activé en magasin en moins d'un mois», note le distributeur.

Du côté d'Uber Eats, des tests avaient été menés en amont dans d'autres régions du monde, dont une «association avec Cornershop», une start-up chilienne de la livraison de courses populaire en Amérique latine, en octobre 2019. Deliveroo a aussi déjà déployé un dispositif similaire à l'étranger, dont au Royaume-Uni, son marché historique. La base était donc solide.

Un service complémentaire aux livraisons classiques

Dans les faits, il suffit de se connecter sur les plateformes pour voir les magasins proposant la livraison près de chez soi. Les plateformes ont chacune leur terrain de chasse privilégié : Carrefour pour Uber Eats, et le groupe Casino pour le britannique Deliveroo. D'autres distributeurs plus petits, commerces de bouche et épiceries, s'y sont aussi précipités, attirés par la perspective de toucher de nouveaux consommateurs.

Les prix proposés sont généralement plus chers de quelques centimes par rapport aux tarifs relevés en magasin, afin d'intégrer le service supplémentaire et la compensation des plateformes. Ils sont directement fixés par les épiceries, supermarchés et commerces de proximité référencés sur les applications, explique-t-on chez Eats et Deliveroo. Carrefour a négocié, à l'échelle nationale, la marge pour Uber Eats, précise l'enseigne tricolore. Uber fournit aux enseignes «la liste des articles qui peuvent être référencés sur l'application», et les magasins peuvent ensuite modifier les articles proposés tant qu'ils entrent dans cette liste générale. Même chose chez son concurrent, qui définit avec les commerces la liste des produits proposés. Les livreurs sont payés de la même manière que pour une commande à un restaurant.

Pour les plateformes, l'enjeu est double : étendre leur offre, d'une part, sur l'ensemble du spectre de l'alimentaire, et séduire de nouveaux clients d'autre part, jeunes, urbains et connectés. En outre, ces partenariats ne cannibalisent pas le service de livraison proposé par les distributeurs, assure-t-on chez Carrefour : la plupart des commandes concernent des courses d'appoint, en complément, donc, d'achats plus importants, qui solliciteront plutôt le service de livraison des distributeurs. «Nos clients apprécient la complémentarité de nos solutions de livraison», confirme-t-on chez Monoprix.

Un modèle qui explose

Et ça marche : en France, le succès est clairement au rendez-vous. Parti de quelques magasins parisiens en avril, le partenariat entre Carrefour et Eats concerne désormais plus de 550 magasins proposant 3000 références dans plus de 100 agglomérations. «Nous sommes très contents de ces premiers mois de collaboration avec Carrefour», se félicite-t-on du côté d'Eats. Entre mars et octobre, la «partie dédiée aux produits du quotidien» de l'application a bondi de 400%, relève l'entreprise. À tel point que les deux acteurs veulent poursuivre sur leur lancée «dans les zones où les deux entreprises sont présentes et où le partenariat a du sens», comme en Italie, en Pologne ou en Espagne. Carrefour se félicite aussi d'un rapprochement qui «marche bien», lui permet de faire connaître son maillage de magasins à une nouvelle clientèle et se révèle intéressant financièrement.

Deliveroo, quant à lui, s'est associé au groupe Casino. Le partenariat «est très positif et connaît de belles performances», constate ce dernier, sans citer de chiffre. En outre, il lui «permet aussi de recruter une nouvelle clientèle fidèle, plutôt 'Foodtech', et déjà cliente de Deliveroo».

Pour la plateforme britannique, le marché français est prometteur : elle regroupe aujourd'hui plus d'un millier de points de vente entrant dans la catégorie épicerie, au sens large, comme des supermarchés, des cavistes ou des boulangers, et veut continuer à croître dans ce domaine. Une expérimentation vient d'ailleurs d'être lancée avec le roi du surgelé Picard, en Île-de-France. Eats, de son côté dénombre «plus de 1300» points de vente entrant dans cette catégorie et compte bien «continuer à renforcer la sélection proposée que ce soit avec des acteurs majeurs comme Carrefour ou encore des commerces de bouche».

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