
Consommation : le point sur les DLC & DDM / iStock.com - nicoletaionescu
La DLC : une limite impérative
Les mentions DLC et DDM, affichées sur les produits alimentaires préemballés, ne sont pas toujours bien comprises par les consommateurs. Les deux notions définissent la limite au-delà de laquelle un produit peut perdre ses qualités microbiologiques (au risque d'engendrer des problèmes sanitaires), ou ses caractéristiques gustatives et nutritives. Il est important de distinguer les deux concepts. La date limite de consommation (DLC) concerne des produits frais et très périssables, tels que les viandes fraîches, charcuteries, poissons, plats cuisinés non stérilisés, yaourts, laitages, etc. Une rupture de la chaîne du froid de ces produits peut représenter un danger pour la santé du consommateur (risque d'intoxication alimentaire). La mention " À consommer jusqu'au…", suivie de la date fixée par le producteur ou la loi, est apposée sur l'emballage. Ces denrées doivent être conservées le plus souvent au réfrigérateur, à une température définie par les professionnels suite à des tests de vieillissement. La DLC est impérative et doit être respectée. Les commerçants ont l'interdiction, sous peine d'amende, de commercialiser les produits dont la date limite est dépassée.
La DDM : pas de risque au-delà de la date indiquée
La date de durabilité minimale (DDM), qui a remplacé la mention "date limite d'utilisation optimale" (DLUO) depuis 2011, s'applique sur les produits alimentaires qui ne sont pas soumis à la mention DLC. Elle se présente sous la mention "à consommer de préférence avant…", et cible les produits secs, stérilisés et déshydratés, tels que café, lait, pâtes, riz, sucre, farine, gâteaux secs, conserves… Dépasser la DDM n'implique pas un danger pour la santé, mais une perte potentielle de la texture, des arômes, du goût, ainsi que de la teneur en vitamines. Les commerçants qui laissent en rayon des aliments dont la DDM est dépassée ne s'exposent pas à des sanctions, sauf en cas d'altération de l'emballage ou du produit. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) rappelle qu'un emballage gonflé, une absence de bruit caractéristique à l'ouverture d'un bocal ("pop"), une odeur douteuse ou une couleur anormale doivent alerter le consommateur. Concernant les boîtes de conserve, l'aspect extérieur doit toujours être vérifié. Si une déformation, un bombage ou des traces de rouilles sont constatés, il est préférable de jeter le produit. La méconnaissance de la différence entre les mentions DLC et DDM engendre des pertes alimentaires conséquentes, chiffrées à 10 millions de tonnes de produits par an, soit un montant estimé à 16 milliards d'euros. Afin de lutter contre ce gaspillage alimentaire, un décret du 17 novembre 2022 permet aux professionnels de rajouter une mention complémentaire à la DDM sur les emballages des produits alimentaires fabriqués et vendus en France. Ces mentions, telles que : "Pour une dégustation optimale… ", "Ce produit peut être consommé après cette date", ou toute information équivalente, ont pour but de préciser que le produit est consommable sans risques au-delà de la date indiquée.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer