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Cette location inédite pour vivre dans une ville et travailler dans une autre
information fournie par Le Figaro09/05/2022 à 10:43

Avec l’essor du télétravail, de nombreux actifs s’éloignent de leur bureau et doivent trouver une solution de relogement.

Louer un appartement à plein temps alors que l’on y passe que quelques nuits par semaine? Investir le canapé d’un couple d’amis plusieurs jours par mois? Des solutions qui ne paraissent pas viables sur le long terme. Mais comment se loger lorsque l’on habite dans une région et que l’on travaille dans une autre? Cette question se pose de plus en plus avec le développement du télétravail qui permet à de nombreux salariés de se rendre sur site quelques jours par semaine seulement. 48% des télétravailleurs (63% pour les moins de 35 ans) envisagent un télétravail longue distance, depuis un lieu éloigné de leur site, en France ou à l’étranger, selon le baromètre Malakoff Humanis de février 2022.

Marie-Christine Crolard, co-fondatrice de WeekAway, une plateforme de mise en relation entre propriétaires de chambres disponibles en semaine et actifs en mobilité récurrente, recourt elle-même à ce système de location longue durée à temps partiel: « Je me rends deux jours par semaine à Bordeaux où se trouve le siège de WeekAway, et le reste du temps je suis en télétravail à Paris. Quand je vais à Bordeaux, je ne me pose pas la question du lieu où je vais loger », explique-t-elle. Effectivement, Marie-Christine Crolard dispose d’un jeu de clé d’un appartement situé en plein centre de Bordeaux, qui ne lui appartient pas. Elle peut y laisser quelques affaires comme des chaussures, des vêtements ou une trousse de toilette.

WeekAway, née en 2020, compte 10.000 membres et rassemble 500 à 600 annonces mentionnant les jours où le bien est disponible. Les tarifs varient de 40 à 70 € la nuitée pour une chambre, en fonction de la ville et de la situation du bien. Comptez entre 35 et 60 € par nuit pour une chambre à Bordeaux, soit 350 à 500 € par mois et 50 à 80 € pour un studio, soit 500 à 700 € par mois, pour 10 nuits par mois, par exemple. En comparaison, un studio meublé à Bordeaux loué à plein temps se situe entre 650 et 950€ par mois, plutôt.

Entre 30 et 50% moins cher qu’un hôtel

Le locataire doit payer un pass de 59 € par mois le temps de sa recherche tandis que le dépôt d’une annonce est gratuit pour les propriétaires. Une fois son logement trouvé, il signe un contrat de location meublée pour une année ou plus mais les jours de présence sont définis. Un nombre minimum de jours n’est pas imposé. WeekAway est aussi destinée à des cadres qui ont des postes télétravaillables. « J’ai aussi rencontré le cas d’une infirmière qui habitait dans les Yvelines et travaillait à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. Elle avait des horaires décalés donc ça l’arrangeait de loger près de l’hôpital quelques nuits par semaine », évoque Marie-Christine Crolard. « Des avocats en voyage d’affaires réguliers ou des étudiants en alternance trouvent aussi leur compte avec notre formule », assure Alexandre Marcadier, cofondateur de Flexliving, gestionnaire de biens loués à temps partiel, dont les offres figurent sur la plateforme WeekAway.

Il affirme que « ce type de logement est entre 30 et 50% moins cher qu’un hôtel ou un Airbnb ». Flexliving propose également des services à la carte comme un panier-repas ou la possibilité de bénéficier des services d’un pressing, dont les prix varient en fonction du partenaire choisi et de la ville.

Pour les propriétaires, c’est aussi un moyen d’obtenir un complément de revenus (entre 400 et 700 € par mois environ), sans ressentir la contrainte d’avoir une personne chez soi en permanence. « Certains retraités dont les enfants sont partis souhaitent louer leur logement devenu sous-occupé en semaine tout en disposant le week-end de leur bien pour pouvoir accueillir leurs enfants par exemple », explique Marie Crolard. Des propriétaires n’utilisant que partiellement leur pied à terre peuvent aussi être intéressés par ce système de location longue durée à temps partiel.

Pour les villes, c’est également un moyen d’occuper des biens sous-occupés et de ne plus bloquer des logements qui auraient pu être occupés à plein temps au titre de résidence principale par d’autres habitants: « Le nombre de logements vides à Paris est une aberration », souligne Alexandre Marcadier.

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