Plusieurs syndicats lycéens et étudiants, soutenus par des organisations professionnelles et l'opposition de gauche, appellent à une nouvelle journée de mobilisation ce mardi à l'occasion d'un "acte V" du mouvement lancé il y a trois semaines pour exiger de meilleures conditions d'apprentissage.
Sous la pression de la vague de contestation née le 21 septembre dans l'académie de Créteil (Val-de-Marne), le gouvernement a annoncé la semaine dernière le renfort de 3.000 enseignants pour des remplacements. Une mesure jugée insuffisante par une partie de l'opposition et du mouvement lycéen.
Les élèves qui bloquent leurs établissements dénoncent notamment des classes et des emplois du temps surchargés, le manque de professeurs, et demandent la refonte voire la suppression de Parcoursup, la plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur.
Si les blocus sont en baisse, les autorités continuent de recenser des incidents aux abords de certains lycées. Lundi, le ministère de l'Education nationale recensait 130 établissements fermés, contre 172 vendredi, soit une baisse de près de 25%.
A Paris, une manifestation est prévue à 14h00 de la place d'Italie, dans le 13e arrondissement, aux Invalides (7e).
Plusieurs rassemblements sont également prévus en province.
LES PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris):
08h45 - A Paris, plusieurs lycées ou universités sont bloqués depuis le début de la matinée par des groupes d'élèves et d'étudiants, dont l'université Panthéon-Assas, la faculté de médecine, ou encore le lycée Hélène-Boucher dans le 20e arrondissement. A Rennes, rapporte Ouest-France, six lycées devaient rester fermés, selon le rectorat.
08h00 - "Aujourd'hui, on devrait être sur environ 200 établissements fermés. (...) Il y a des établissements qui sont sur les parcours, très proches des parcours des manifestations, et donc qui ferment pour éviter les dégradations. On est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes", déclare le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, sur France Inter.
Interrogé pour savoir s'il mise sur l'essoufflement du mouvement à l'approche des vacances de la Toussaint, il répond compter sur la démocratie lycéenne, soulignant que la plateforme de doléances ouverte par le gouvernement a reçu à ce jour 86.000 contributions, et sur "des solutions concrètes, notamment sur le remplacement", apportées par ses services.
"Sur 23 académies sur 30, depuis vendredi, 35% des 3.000 remplaçants qui étaient donc disponibles ont déjà été affectés et on a déjà recruté une centaine de personnes supplémentaires", précise le ministre.
"Mon aspiration profonde, c'est que chacun puisse retourner en cours devant ses professeurs, parce qu'à la fin, le vrai risque, c'est que notamment les élèves des quartiers les plus défavorisés perdent des milliers d'heures de cours", dit-il.
(Bureau de Paris)

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