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Attal attendu au tournant pour son "grand oral" à l'Assemblée
information fournie par Reuters 30/01/2024 à 10:44

Séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris

Séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris

par Elizabeth Pineau

Le Premier ministre français, Gabriel Attal, prononce ce mardi son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, un "grand oral" où la défense de la "valeur travail" et des services publics devrait figurer en bonne place, dans un contexte tendu par la crise agricole.

En "un peu moins d'une heure" selon son entourage, le chef du gouvernement présentera sa feuille de route et tentera d'imprimer son style, qu'il veut direct, en phase avec les préoccupations des Français.

Comme sa prédécesseure à Matignon, le Premier ministre ne soumettra pas son discours au vote des députés ; il s'adressera aux sénateurs mercredi après-midi, sans vote à l'issue non plus.

Son gouvernement, qui compte 11 ministres de plein exercice et trois ministres délégués, sera complété à une date non précisée avec des personnalités notamment issues des différents courants du camp présidentiel - Renaissance, Horizons et MoDem.

"On doit continuer à mieux valoriser le travail en France", a déclaré Gabriel Attal dimanche en Indre-et-Loire, faisant écho à son premier discours à Matignon lors de la passation de pouvoir avec Elisabeth Borne.

Le chef du gouvernement, qui a été pendant six mois ministre de l'Education nationale, a également cité comme thème de son discours de politique générale "nos services publics, au premier rang desquels l'éducation et la santé".

Transition écologique, fiscalité, pouvoir d'achat des classes moyennes, sécurité et logement sont aussi appelés à être abordés par Gabriel Attal dans son intervention, qui sera suivie d'un débat.

Il mettra en musique le cap donné par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 16 janvier à l'Elysée, où fut notamment annoncé un "acte II de la réforme du travail" qui interroge les syndicats.

Le Premier ministre abordera ce dossier, confirme une source à l'Elysée. "L'idée est d'avancer sur les grandes familles de réformes égrénées par le président, avec des précisions calendaires", ajoute-t-elle.

LA CRISE AGRICOLE COMME "BAPTÊME DU FEU"

Gabriel Attal s'adressera à une assemblée où son camp ne dispose que d'une majorité relative, qui oblige l'exécutif à composer depuis deux ans avec une opposition volatile et intraitable, comme l'a récemment montré le débat sur la loi immigration, en partie censurée par le Conseil constitutionnel.

Sa mission est en effet très politique, à l'heure où le Rassemblement national présidé par Jordan Bardella est donné en tête aux élections européennes du 9 juin.

Lors de ses voeux à la presse le 15 janvier, Jordan Bardella, tête de liste aux européennes, raillait un remaniement gouvernemental "cosmétique, qui fait office de lifting".

"Derrière l'illusionnisme verbal et l'effet 'waouh' de Gabriel Attal, sur le fond il n'y a pas grand'chose", lâchait-il.

A cinq mois du scrutin qu'elle qualifie "de mi-mandat" pour Emmanuel Macron, l'extrême droite tente de capitaliser sur la colère paysanne, une crise en forme baptême du feu pour le Premier ministre de 34 ans, élu des Hauts-de-Seine.

"Notre agriculture, c'est une part majeure de l'identité de la France", a répété Gabriel Attal dimanche alors que la mobilisation des exploitants agricoles, exaspérés par la multiplication des normes et les distorsions de concurrence, notamment, reste forte.

Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, fera des annonces ce mardi, le Premier ministre en parlera à l'Assemblée et Emmanuel Macron abordera le sujet jeudi à Bruxelles avec la présidente de la Commission européenne, Ursula van der Leyen, précisent les entourages des trois dirigeants.

Selon un sondage Odoxa publié le 18 janvier, avant le pic de la crise paysanne, 48% des Français se disaient satisfaits de la nomination de Gabriel Attal à Matignon, 31% la désapprouvaient et 21% réservaient leur jugement.

(Reportage Elizabeth Pineau, avec la contribution de Bertrand Boucey)

1 commentaire
  • 30 janvier 11:41

    Le grand embobinage a montré ses limites.


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