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Crédit immobilier : l’apport personnel moyen demandé est en baisse en 2025

information fournie par Le Figaro 16/02/2026 à 06:00

(Crédits: Pixabay - annca)

(Crédits: Pixabay - annca)

L'apport personnel moyen était de 52.000 euros l'an dernier, contre 59.000 euros en 2024.

La baisse des taux a redonné du souffle aux acquéreurs. Ils ont eu moins d'argent à piocher dans leur épargne pour acheter un bien immobilier. Ainsi, l'apport personnel moyen demandé a diminué par rapport à l'an dernier : 52.000 euros (soit 17% du budget total de l'achat) contre 59.000 € (22%) en 2024, d'après une étude conjointe de la plateforme immobilière leboncoin immo et du courtier en crédit immobilier Meilleurtaux. Les primo-accédants représentent près de 70 % des profils financés, avec 31 % de profils de moins de 30 ans et presque 70 % de moins de 40 ans. « Quand les taux baissent, on a moins besoin d'apport. Quand les taux montent, parce que les revenus ne sont pas élastiques, l'apport sert de matelas de compensation », rappelle Maxime Chipoy, directeur éditorial de Meilleurtaux.

En 2025, l'apport personnel représentait 132.000 euros à Paris, 100.900 euros à Lyon et près de 70.000 euros à Aix, Bordeaux, Caen, Marseille, Nice, Rennes et Toulouse, soit plus d'un an de revenus moyens. Le montant des prêts est, en moyenne, de 246.000 euros, pour un emprunt courant sur un peu plus de 22 ans. Les ménages ayant obtenu le financement de leur projet disposent d'un revenu de 5276 euros par mois.

Un apport équivalent à deux ans de salaire à Bordeaux pour un célibataire

Prenons un couple sans enfant avec un revenu médian de 4245 €. Un apport de 10 mois de revenus est nécessaire en moyenne. Prenons une personne célibataire. Elle doit prévoir un apport équivalent à 15 mois de salaire (32.000 euros. A Aix, Bordeaux, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Rennes et Strasbourg, l'apport représente plus de deux ans de revenus.

En 2026, les taux devraient être assez stables, « voire un poil plus élevés », prévoit Maxime Chipoy. « Face à des prix de l'immobilier élevés et qui n'ont pas foncièrement baissé, et aux taux actuels, devenir propriétaire engendre des mensualités hors de portée pour un grand nombre de ménages. Les seuls leviers restent l'allongement de la durée du prêt, réservé aux profils les plus jeunes ; la diminution des surfaces visées ; ou l'augmentation de l'apport », explique analyse Chipoy.

Selon l'observatoire crédit logement, le taux attendu au quatrième trimestre 2026 serait de 3,55 % et de 3,95 % au quatrième trimestre 2027. « Cette hypothèse de taux à 4% peut exister dans des conditions exceptionnelles d'instabilité politique et budgétaire qui se dégraderaient comme une dissolution par exemple », tente de rassurer le directeur éditorial de Meilleurtaux. En tout cas, les taux actuels « s e situent complètement dans la moyenne des 20 dernières années. Les gens ont en tête des taux à 1 % avant le Covid mais c'était exceptionnel. Des taux à 3 ou 3,5 % c'est la moyenne du marché français depuis 20 ans », affirme-t-il.

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