91 % des personnes interrogées estiment qu'il est aujourd'hui plus difficile de se loger qu'il y a dix ans. Illustration. (Bru-no / Pixabay)
Le logement représente une contrainte financière toujours plus importante pour de nombreux Français. Selon une étude de l'assureur Leocare réalisée avec l'institut Discurv et relayée par Ouest-France ce mardi 8 septembre 2026, 91 % des personnes interrogées estiment qu'il est aujourd'hui plus difficile de se loger qu'il y a dix ans.
Des projets abandonnés
Près de deux tiers des sondés (63 %) disent consacrer entre 20 et 50 % de leurs dépenses au logement. Pour près d'un sur deux (47 %), le loyer ou le remboursement d'un crédit immobilier représente même le poste le plus difficile à supporter financièrement. 42 % des Français évoquent également l'augmentation des charges comme principale préoccupation liée au logement.
En conséquence, nombreux sont les foyers qui sont contraints de revoir, voire d'annuler, leurs projets. Plus d'un tiers des sondés (35 %) expliquent avoir déjà renoncé à louer un logement après le rejet de leur dossier. Du côté des acheteurs, 28 % ont abandonné un projet immobilier après le refus de leur dossier d'acquisition.
Chauffage, assurance habitation...
« Plus qu’un simple poste de dépense, le logement apparaît désormais comme un facteur de renoncements, de sacrifices et d’inégalités d’accès » , commentent les auteurs de l'étude. Plus de la moitié des Français considèrent par ailleurs que se loger reste indispensable, mais n'est plus financièrement accessible à tous. « Le logement tend progressivement à être perçu comme un luxe davantage que comme un besoin fondamental » , ajoutent-ils.
Pour faire face aux coûts du logement, 21 % des personnes interrogées disent par exemple avoir réduit leur chauffage. D'autres revoient à la baisse les garanties de leur assurance habitation (13 %) afin d'économiser sur leur cotisation. Pour Christophe Dandois, cofondateur de Leocare, ces arbitrages, qui peuvent également conduire à renoncer à des vacances, témoignent d’ « une pression économique durable » sur les ménages.
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