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Rupture des échanges, refus de coopérer, occupation unilatérale du logement : l'indivision immobilière consécutive à une séparation ou un héritage génère fréquemment des situations insolubles. Deux témoignages illustrent comment débloquer rapidement ces impasses grâce à une approche alternative, évitant les procédures judiciaires interminables et coûteuses.
Les conflits liés à la propriété partagée d’un bien immobilier peuvent devenir de véritables cauchemars administratifs et humains. Christine et Vanessa ont vécu ces difficultés après leur séparation, confrontées au refus obstiné de leurs ex-conjoints. « Il était impossible de leur faire entendre raison, les échanges étaient lents et compliqués, comme lors du divorce. Toute discussion était peine perdue », déplore Christine. Ces situations conflictuelles nécessitent souvent des solutions novatrices pour éviter l’enlisement procédural coûteux .
Impasses de la voie judiciaire
Des délais procéduraux interminables
Saisir un tribunal pour ordonner la fin de l’indivision représente théoriquement une option légale valide. Néanmoins, cette démarche implique nécessairement de recruter un avocat et d’accepter des délais considérables. « On peut toujours saisir un juge qui ordonne la sortie de l’indivision, mais cela veut dire prendre un avocat, et accepter le délai de la procédure, qui peut prendre un temps fou « , explique Christine avec amertume. Pour elle, la liquidation du régime matrimonial devait théoriquement s’achever en douze mois maximum selon les textes.
Une dégradation patrimoniale prévisible
Christine anticipait un processus décennal catastrophique pour son patrimoine : « Je risquais d’entrer dans une procédure qui allait durer 10 ans, dans laquelle j’aurais dû en prime investir beaucoup, et ceci alors que je savais que mon ex-mari, qui comptait vivre gratuitement dans le bien, ne serait pas en capacité de l’entretenir, et qu’il ne vaudrait plus grand-chose à la fin « . Vanessa partageait cette inquiétude, craignant d’assumer seule pendant des années des charges indues normalement réparties équitablement entre tous les copropriétaires indivisaires .
Intervention d’une société spécialisée
Cherchant des alternatives viables, les deux femmes se sont tournées vers Braxton Indivision, société proposant le rachat de parts indivises . Pour Christine, confronter son ex-conjoint à une entreprise plutôt qu’à elle personnellement changeait radicalement la dynamique relationnelle : « Nous étions dans une situation pourrie, mais j’avais compris que face à une entreprise, il serait obligé de respecter ses obligations, comme payer ses dettes de loyer, ou tout simplement me répondre, car il n’aurait plus sur moi de levier fondé sur l’affect. Il serait contraint d’acheter ou de vendre « . Cette neutralité professionnelle débloqua effectivement la situation rapidement.
Une résolution rapide et avantageuse
Des issues trouvées en quelques mois
L’ex-mari de Christine finit par racheter l’intégralité du bien immobilier sous cette pression professionnelle. Vanessa, bloquée depuis cinq années et nécessitant des liquidités pour un projet personnel urgent, découvrit également cette possibilité salvatrice. « Les deux autres indivisaires ont refusé que je cède mes parts à Braxton, mais ils ont été par conséquent obligés de me les racheter au prix imposé par la société « , se souvient-elle avec soulagement. La situation trouva une issue complète en trois mois seulement contre des années d’attente judiciaire prévues, relate Capital.
Une palette de solutions négociées
« Jusqu’ici, nous avons toujours trouvé un terrain d’entente avec les indivisaires. Faire appel à une société permet de remettre de la neutralité dans la situation, et de leur proposer un éventail de solutions : racheter leurs parts, leur céder celles que nous avons rachetées, revaloriser le bien pour le revendre ensemble, etc « , détaille Marie-Astrid Delabrousse-Mayoux, responsable chez Braxton Indivision. Cette flexibilité stratégique favorise les accords amiables plutôt que les affrontements judiciaires longs et financièrement épuisants pour toutes les parties concernées.
Un coût assumé pour la tranquillité
En contrepartie de ce service, Christine et Vanessa ont accepté de céder 20 à 30% de la valeur de leurs parts respectives. Ce pourcentage « comprend aussi le fait de ne plus s’occuper de rien, la prise en charge des frais de procédure, de courrier, etc. », précise Vanessa pragmatiquement. Christine considère avoir investi dans sa sérénité mentale : « J’ai accepté de perdre un peu pour gagner davantage : je n’avais plus ce poids permanent, et cette pression psychologique qui m’empêchait de travailler. C’était aussi une solution plus douce que d’engager une procédure judiciaire contre un proche, ce qui n’est pas possible pour tout le monde . » Cette tranquillité retrouvée valait largement ce sacrifice financier.
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