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Immobilier : les impayés de loyers restent stables, mais leur montant tombe à son plus bas niveau depuis décembre

information fournie par Boursorama avec Newsgene 22/10/2026 à 12:41

Entre juin et juillet 2026, la somme moyenne des impayés a chuté de 149 euros. Illustration.  (5317367 / Pixabay)

Entre juin et juillet 2026, la somme moyenne des impayés a chuté de 149 euros. Illustration. (5317367 / Pixabay)

Cet été, le nombre de loyers impayés est resté proche de son niveau du début d'année, mais les sommes dues ont nettement diminué, selon une récente étude. Celle-ci révèle également des disparités entre les régions ainsi que la fragilité d'un nouveau profil de locataires.

Le nombre d'impayés de loyers n'a pratiquement pas évolué cet été, mais les sommes dues par les locataires ont diminué. C'est ce qu'il ressort d'une récente étude de la plateforme de gestion locative Monsieur Hugo, relayée par Vosges Matin ce mercredi 21 octobre 2026.

Inflation et difficultés estivales

En juillet, près de 3 % des loyers prélevés via la plateforme n'ont pas été réglés. Une part proche de celle de juin (3,1 %) et légèrement supérieure au niveau du début d'année, qui était alors sous les 3 %. D'après Monsieur Hugo, cette stabilité s'explique notamment par un léger rebond de l'inflation, mais également par les difficultés que rencontrent certains locataires durant la période estivale. Les déménagements sont plus nombreux et peuvent entraîner plusieurs loyers à payer en même temps.

Lorsqu'on s'intéresse aux régions, les impayés sont particulièrement présents dans le Grand Est, l'Île-de-France et les Hauts-de-France, où le taux de pauvreté est parmi les plus élevés. Elles comptent ainsi 17,9 % des incidents recensés par l'étude.

Une baisse mensuelle de 149 euros

La somme moyenne des impayés, elle, a nettement baissé en un mois. Alors qu'elle était de 786 euros en juin, elle est passée à 637 euros en juillet, soit le plus bas niveau depuis décembre 2025. Bruno Cantegrel, fondateur de Monsieur Hugo, observe deux profils distincts de fragilité : « depuis huit mois, nous pensions avoir identifié une zone de fragilité autour de 750 à 800 euros — le loyer d'un ménage qui y consacre plus du tiers de ses revenus. Juillet nous montre autre chose : un second foyer de risque, beaucoup plus bas, autour de 600 euros, sur des petites surfaces meublées en région. [...] Dans un cas le taux d'effort casse, dans l'autre il n'y a tout simplement aucune réserve de trésorerie. »

Cette baisse ne signifie donc pas forcément une amélioration de la situation pour tous les locataires. Pour certains, même un loyer plus modeste peut désormais devenir impossible à payer, faute de moyens suffisants.

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