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Espagne: les syndicats appellent à la grève générale le 11 novembre, pour le logement et les salaires
information fournie par AFP 07/10/2026 à 23:38

Des manifestants lèvent les bras lors d'un rassemblement de protestation et de recueillement, après avoir appris le décès de la retraitée Maricarmen Abascal, expulsée de son logement, dans un hôpital à Madrid, le 7 octobre 2026 ( AFP / Thomas COEX )

Des manifestants lèvent les bras lors d'un rassemblement de protestation et de recueillement, après avoir appris le décès de la retraitée Maricarmen Abascal, expulsée de son logement, dans un hôpital à Madrid, le 7 octobre 2026 ( AFP / Thomas COEX )

Les principaux syndicats espagnols ont appelé mercredi à la grève générale le 11 novembre pour faire avancer leurs revendications sur le logement et les salaires avant les élections législatives anticipées du 29 novembre.

La retraitée madrilène dont l'expulsion a déclenché des manifestations monstres contre la crise du logement en Espagne et, finalement, des élections anticipées, Maricarmen Abascal, est morte mercredi à 87 ans, a annoncé un syndicat de locataires.

L'UGT et le CCOO ont exhorté la population à "se mobiliser pour de meilleurs salaires, pour un logement décent et pour des mesures de contrôle des prix face à une inflation qui mine notre pouvoir d'achat".

La grève "est la réponse à l'insatiable avidité immobilière qui spécule sur l'un des principaux droits du public, rendant l'accès à un logement décent pratiquement impossible", ont-ils déclaré dans un communiqué.

Ils ont également dénoncé "une politique favorable aux entreprises qui profitent de la croissance économique du pays pour gonfler leur richesse grâce à d'énormes bénéfices réalisés au détriment des salaires des travailleurs".

L'inflation en Espagne a atteint 4,9 % en septembre, son niveau le plus élevé depuis février 2023.

Le gouvernement de gauche, minoritaire et en sursis, a réagi avec de nouveaux plafonnements des prix du gaz et des remises sur le carburant pour protéger les consommateurs.

Les principaux syndicats de locataires mènent depuis des semaines la pression sur la classe politique espagnole pour réformer un marché du logement devenu inaccessible pour de nombreux Espagnols, jeunes comme âgés.

Des centaines de personnes ont planté des tentes sur la célèbre place de la Puerta del Sol, au coeur de Madrid, et des campements similaires ont été installés dans d'autres villes, tandis que des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans tout le pays.

Des manifestants rassemblés après avoir appris le décès de la retraitée Maricarmen Abascal, expulsée de son logement, dans un hôpital à Madrid, le 7 octobre 2026  ( AFP / Thomas COEX )

Des manifestants rassemblés après avoir appris le décès de la retraitée Maricarmen Abascal, expulsée de son logement, dans un hôpital à Madrid, le 7 octobre 2026 ( AFP / Thomas COEX )

Le Syndicat des locataires de Madrid a déclaré que le cas de la retraitée, Maricarmen Abascal, dont l'expulsion a déclenché les événements ayant conduit aux élections marquait "un tournant dans l'histoire de ce pays".

"Tout mon amour à la famille et aux proches de Maricarmen. Une accolade aussi à tous ceux qui aujourd'hui ressentent cette perte comme la leur", a déclaré le Premier ministre Pedro Sanchez sur X.

M. Sanchez, qui est à la traîne dans la plupart des sondages, a accusé le PP, le principal parti de droite, et le parti d'extrême droite Vox de se ranger du côté des spéculateurs et des grands fonds d'investissement en torpillant ses mesures sur le logement.

L'opposition affirme que M. Sanchez est responsable de la détérioration de la situation au cours de ses huit années au pouvoir.

Mardi, M. Sanchez a présenté deux nouveaux décrets sur le logement, similaires à ceux qui avaient échoué, mais qui ont plus de chances d’être approuvés par un conseil parlementaire spécial.

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