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Crédits immobiliers : les emprunteurs vont-ils payer le prix de l’instabilité politique actuelle ?

information fournie par Boursorama avec Newsgene 08/10/2025 à 11:38

Dans le scénario le plus tendu, le taux d’intérêt moyen sur 20 ans pourrait bondir à 3,60 % d’ici la fin de l’année. Illustration. (Rawpixel / Pixabay)

Dans le scénario le plus tendu, le taux d’intérêt moyen sur 20 ans pourrait bondir à 3,60 % d’ici la fin de l’année. Illustration. (Rawpixel / Pixabay)

La démission surprise de Sébastien Lecornu à la tête du gouvernement, lundi 6 octobre, a relancé les inquiétudes concernant l’impact de l’instabilité politique sur les marchés financiers. Les experts redoutent une possible répercussion sur les taux de crédits immobiliers.

Avec la démission prématurée du Premier ministre, Sébastien Lecornu, ce lundi 6 octobre 2025, la France est entrée dans une crise politique et budgétaire inédite. Cette instabilité risque d’avoir des conséquences sur le portefeuille des Français, notamment à travers une hausse des taux des crédits immobiliers, comme l’explique BFM Immo .

Une hausse du taux d’emprunt de la France

Une politique instable influence les marchés financiers, notamment celui des obligations d’État. Après l’annonce du départ du chef du gouvernement, l’OAT (Obligation Assimilable du Trésor) à dix ans, à savoir le taux de référence des emprunts français, a grimpé de 7 points de base, pour atteindre quasiment 3,6 %. Une évolution qui n’est pas anodine, puisque les établissements bancaires s’appuient souvent sur cet indicateur pour calibrer les taux proposés aux particuliers.

Selon Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer, cette réaction était prévisible : « Lla démission du gouvernement n’avait pas été anticipée donc les marchés ont réagi vivement, mais il faudra encore attendre pour savoir si cela aura un impact sur les taux immobiliers » . Elle estime que la suite dépendra surtout du délai de formation du nouveau gouvernement et de l’adoption du budget. « Si les taux d’emprunt d’État restent à un niveau élevé durablement, alors les banques n’auront pas d’autre choix que de répercuter cette hausse sur les taux immobiliers » , a-t-elle précisé.

« Un pas en avant, deux pas en arrière »

Les épisodes récents confirment cette corrélation. À la fin de l’été, lors du vote de confiance ayant conduit au départ du gouvernement Bayrou, l’OAT à dix ans avait déjà atteint 3,54 %. Dans le même temps, les taux immobiliers avaient légèrement progressé, sans que cela soit exclusivement lié à la politique. « C’était aussi la fin de baisse des taux de la BCE , a rappelé Sandrine Allonier. Les banques avaient fait en sorte de limiter au maximum les hausses. »

En octobre, les taux moyens se situent à 3,10 % sur 15 ans, 3,30 % sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans. Pour la spécialiste, la fragilité politique entretient un climat d’attente : « c’est un pas en avant, deux pas en arrière » . Dans le scénario le plus tendu, le taux moyen sur 20 ans pourrait bondir à 3,60 % d’ici la fin de l’année, a-t-elle envisagé. L’impact resterait néanmoins modéré : une hausse de 10 points de base ne représenterait qu’une dizaine d’euros supplémentaires par mois pour un emprunt de 200.000 euros sur 20 ans. De plus, le secteur semble tenir bon malgré la fragilité de la reprise : « il redémarre fortement […] ceux qui veulent acheter pour se loger le font » , a-t-elle conclu.

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