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Une partie de ses 2.400 euros de retraite vient de l’étranger, les agences refusent de lui louer un logement

information fournie par Boursorama avec Newsgene 18/09/2026 à 13:09

L'assurance retraite lui verse 1.600 euros par mois en France, auxquels s'ajoutent 800 euros supplémentaires de la part d'une caisse écossaise. Illustration. (Icsilviu / Pixabay)

L'assurance retraite lui verse 1.600 euros par mois en France, auxquels s'ajoutent 800 euros supplémentaires de la part d'une caisse écossaise. Illustration. (Icsilviu / Pixabay)

Depuis près de trois ans, un retraité toulousain de 75 ans multiplie les démarches sans parvenir à trouver de logement en location. Il essuie des refus de la part des agences immobilières malgré ses 2.400 euros de retraite, car une partie de celle-ci lui est versée depuis la Grande-Bretagne.

Un retraité de Toulouse (Haute-Garonne) âgé de 75 ans est contraint de déménager avant le 31 octobre 2026, car ses propriétaires souhaitent vendre l'appartement dans lequel il réside. Problème : le septuagénaire ne trouve aucun logement de substitution. Les agences immobilières lui refusent une location au motif qu'il perçoit une double retraite, dont une provenant de l'étranger, rapporte La Dépêche du Midi .

Près de trois ans de recherche

Le Toulousain, qui exerçait en tant que professeur à l'université et dans des écoles de commerce en France, a également travaillé en Écosse pendant seize ans. « Après mes études à Toulouse, j’ai vécu en Écosse à partir de 1971. J’y enseignais le français dans le secondaire pour les autorités écossaises et ai donc acquis des droits à la retraite en Grande-Bretagne » , raconte le septuagénaire. En conséquence, l'assurance retraite lui verse 1.600 euros par mois, auxquels s'ajoutent 800 euros supplémentaires de la part d'une caisse écossaise, soit deux pensions d'un montant total de 2.400 euros mensuels.

Voilà maintenant près de trois ans qu'il tente de trouver un nouveau toit, les propriétaires l'ayant informé de leur projet en 2024. Dans un premier temps, l'ancien professeur a fait une demande de logement social, mais celle-ci a été refusée. « Mes ressources étant jugées supérieures au plafond de ressources en vigueur » , précise-t-il. Le retraité s'est alors tourné vers la location privée.

« Un obstacle insurmontable »

À chaque fois qu'il est intéressé par un bien, l'agence immobilière lui oppose un refus en raison d'un « risque de loyer impayé pour la partie de [sa] retraite provenant d’un autre pays européen. » La dernière en date lui a notamment expliqué que l'assurance pour loyers impayés n'acceptait pas les dossiers d'un candidat qui touche une partie de sa retraite de Grande-Bretagne.

« Depuis bientôt trois ans, je ne trouve rien étant donné la forte demande dans ce secteur saturé et je me heurte en outre à un obstacle qui paraît insurmontable » , a déploré le septuagénaire. Pourtant, comme le rappelle La Dépêche , cette situation peut être considérée comme de la discrimination au logement au titre de l'article 225-1 du Code pénal, car le refus est fondé uniquement sur l'origine géographique des ressources, ce qui est interdit.

5 commentaires
  • 20 septembre 14:33

    C'est la faute de nos députés qui refusent d'expulser très vite ceux qui ne payent pas. Si un locataire qui ne paye pas était expulsé dès le deuxième mois non payé les propriétaires accepteraient de louer la caution couvrant une grande partie (avant c'était 2 mois) des loyers.
    Les députés veulent permettre aux locataires de rester des mois sans payer et se plaignent que les propriétaires refusent de louer.


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