Ces nouvelles dispositions ont notamment pour but de réduire les inégalités avec les hommes, qui touchent une retraite supérieure de 28 % en moyenne. Illustration. (Pexels / Pixabay)
Deux nouvelles mesures vont modifier les droits à la retraite des femmes ayant eu des enfants. Prévues par deux décrets publiés au Journal officiel vendredi 31 juillet, pour une entrée en vigueur au 1er septembre 2026, elles faciliteront certains départs anticipés pour carrière longue et rendront le calcul de la pension légèrement plus favorable, rapporte Midi Libre .
Jusqu'à deux trimestres en plus pour la retraite anticipée
Pour rappel, les mères peuvent bénéficier d'une majoration de durée d'assurance (MDA) allant jusqu'à huit trimestres par enfant : 4 au titre de la maternité ou l'adoption et 4 autres pour l'éducation. Jusqu'à présent, ces trimestres supplémentaires n'étaient pas compris dans la cotisation pour accéder au dispositif de départ anticipé pour carrière longue. À partir du 1er septembre, jusqu'à deux de ces trimestres pourront être retenus comme des périodes cotisées.
Selon le gouvernement, environ 3 % des femmes nées en 1970, soit plus de 13.000 personnes, pourront bénéficier de cette mesure. Pour Sandrine Guilherm, conseillère au cabinet d'expertise retraite Capiséo, ce premier changement est le plus significatif, car il permettra à certaines assurées ayant commencé leur carrière tôt de partir jusqu'à deux ans avant l'âge légal, même si « très peu de femmes sont concernées » .
Les 23 et 24 meilleures années de rémunération
Le second décret modifie quant à lui le calcul du salaire annuel moyen utilisé pour déterminer la retraite de base des salariés du privé. Actuellement, la pension est calculée à partir des 25 meilleures années de rémunération. Désormais, les 24 meilleures années seront retenues pour les femmes ayant eu un enfant et les 23 meilleure pour celles ayant eu au moins deux enfants. Objectif : écarter certaines périodes moins rémunératrices.
Marina Joly, référente législation à la Carsat Languedoc-Roussilon, estime que l'impact global de la mesure reste difficile à évaluer, mais qu'elle pourra améliorer la pension de certaines assurées. Mais pour Sandrine Guilherm, elle ne provoquera pas de hausse spectaculaire des pensions, la spécialiste préférant un calcul portant au minimum sur les 20 meilleures années.
Ces nouvelles dispositions ont notamment pour but de réduire les inégalités avec les hommes, qui touchent une retraite supérieure de 28 % en moyenne selon la Direction de la recherche et des études statistiques (Dress).
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