Micro-entreprise : le gouvernement envisagerait de réformer le dispositif pour réduire son coût
Le statut de micro-entrepreneur rencontre un succès plus important que prévu et le coût des exonérations partielles de charges sociales pendant les 3 premières années inquiète les autorités. Le gouvernement envisagerait ainsi de remplacer ce dispositif par une dispense totale de cotisations limitée à la première année d'exercice. Une mesure qui permettrait d'économiser 200 millions d'euros en 2020.
Le gouvernement envisagerait de mettre fin à l'exonération partielle de charges sociales dont bénéficient les micro-entrepreneurs pendant les trois premières années d'activité, rapporte Les Echos . Actuellement, les créateurs de ce type d'entreprise ne règlent que 25% de leurs cotisations la première année, 50% la seconde et 75% la troisième.
Un succès inattendu
Mais le dispositif est aujourd'hui victime de son succès et représente un coût important pour les finances publiques. La note pourrait prochainement s'élever à 1,4 milliard d'euros. « Nous n'avons jamais imaginé que cette mesure allait atteindre le milliard d'euros. (…) De nombreux micro-entrepreneurs en font une activité annexe et l'objectif n'a jamais été de les aider » , indique une source proche du dossier.
Le nombre d'auto-entrepreneurs a en fait augmenté bien plus vite que prévu, avec notamment une hausse de 28% entre 2017 et 2018. L'Elysée souhaiterait donc réformer ce statut dans le projet de loi de finances pour 2020. Il envisagerait d'aligner le mode de calcul des cotisations des micro-entrepreneurs sur celui des autres types d'indépendants.
Une économie de 200 millions d'euros dès 2020
Les nouveaux bénéficiaires de ce régime auraient ainsi droit à une dispense totale de charges sociales lors de la première année d'exercice. Quant à ceux qui avaient déjà opté pour le micro-entreprenariat avant l'instauration de la nouvelle mesure, ils verront leurs cotisations sociales réduites de 25% en 2020 s'il s'agit de leur deuxième année d'activité ou de 10% si c'est la troisième.
Cette réforme pourrait faire économiser 200 millions d'euros dès 2020 et jusqu'à 600 millions d'euros en 2022 d'après les estimations.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement