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Réseaux sociaux et Bourse : et si votre fil d'actualité guidait vos placements ?

information fournie par Tout sur mes finances  17/07/2026 à 11:38

(Crédits: Adobe Stock)

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Instagram, TikTok, X, YouTube… Avant d'acheter une action, vous jetez peut-être un œil à ce qui se dit en ligne. Une étude du gendarme de la Bourse montre que ce réflexe façonne vos arbitrages, mais d'une façon qui a de quoi surprendre.

Que les réseaux sociaux pèsent sur les choix des épargnants français, l'Autorité des marchés financiers (AMF) n'en doute pas. Reste que leur influence ne s'exerce pas comme on l'imagine spontanément. Le gendarme de la Bourse de Paris a passé au crible ce basculement des habitudes dans un travail rendu public le 15 juillet 2026.

Premier constat : les plateformes numériques se sont taillé une place de choix dans le quotidien des particuliers. Aujourd'hui, 12% des Français qui négocient des actions d'entreprises cotées en Bourse suivent les comptes et les publications diffusés par les banques, les courtiers et autres sociétés de gestion.
Les « fin-influenceurs » se sont installés dans le paysage

Impossible désormais de balayer d'un revers de main ces créateurs de contenu spécialisés dans la finance. D'après l'AMF, 4% des investisseurs individuels se tournent vers les « fin-influenceurs » actifs sur Instagram, TikTok, YouTube et même Twitch pour se forger une opinion. Chez les 18-24 ans, la proportion double pour atteindre 8%, et culmine à 10% dans la tranche des 25-34 ans.

Le conseiller en chair et en os garde malgré tout la cote : 42% des Français passent encore par leur banquier ou par un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) avant de se lancer. Mais les réseaux sociaux ne sont pas en reste, puisque 28% des épargnants les consultent avant d'investir en Bourse ou dans les cryptoactifs. Une habitude qui explose chez les plus jeunes, où elle concerne 41% des 18-24 ans.

Pourquoi les habitués de X tombent souvent juste

Pour creuser cette tendance montante, l'AMF a confié à l'un de ses économistes une enquête qualitative. Son terrain d'observation : les particuliers français qui misent sur les valeurs du CAC 40, l'indice regroupant les quarante plus grosses capitalisations de la place parisienne, à travers leur usage de X, l'ancien Twitter.
Et le résultat interpelle. Ces internautes ont tendance à se porter acheteurs quand un cours recule, puis à revendre quand il grimpe. Autrement dit, exactement la stratégie recommandée pour engranger une plus-value. Les fidèles du site de microblogging paraissent donc tirer parti, avec un certain succès, de ce qu'ils y glanent.

Ce qui vous fait vraiment passer à l'action

L'analyse se corse toutefois lorsqu'on regarde de plus près ce qui déclenche les ordres. Ce n'est pas tant le message qui compte que sa fréquence : les investisseurs réagissent au nombre de publications bien plus qu'à leur teneur. Qu'un « post » encense ou éreinte une valeur ne change pas grand-chose à la décision d'acheter ou de vendre.

Certains profils s'emballent d'ailleurs plus que d'autres. Les épargnants les plus jeunes et les utilisateurs de « néo-brokers » (courtiers en ligne) sont les seuls à intensifier leurs mouvements dès que les messages se multiplient sur le réseau.

À l'autre bout du spectre, les clients des banques traditionnelles restent les moins perméables à ce bruit numérique. Quant aux adeptes des banques en ligne, ils tirent leur épingle du jeu : sensibles au numérique, ils savent aussi caler leurs décisions sur des données solides, à l'image de la progression des bénéfices des entreprises cotées.

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