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Pourquoi les femmes investissent moins que les hommes (et comment inverser la tendance)

information fournie par Boursorama avec Editorialink 30/04/2026 à 16:37

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Les femmes investissent moins que les hommes, malgré un intérêt réel pour l’épargne. Derrière cet écart, des freins persistants… et des leviers encore sous-exploités.

L’écart ne se joue pas au niveau de l’épargne de précaution, mais dès que l’on parle de placements plus dynamiques. Le dernier focus de l’AMF sur les femmes et l’investissement montre qu’en 2025, 24 % des femmes déclaraient détenir des investissements dits “en direct”, contre 45 % des hommes. Dans le détail, les femmes ne représentent que 38 % des investisseurs en Bourse. Ce décalage n’a donc rien d’anecdotique : il pèse sur la capacité à faire fructifier son argent sur le long terme, au moment même où la capitalisation devient un levier de plus en plus important pour préparer la retraite ou compléter ses revenus futurs.

Un écart de revenus qui pèse directement sur l’épargne disponible

La première explication est structurelle. Investir suppose d’avoir de la marge, et c’est précisément là que les écarts commencent. D’après l’Insee, dans le secteur privé, le revenu salarial moyen des femmes en 2024 reste inférieur de 21,8 % à celui des hommes. Même à temps de travail identique, l’écart de salaire net moyen atteint encore 14 %. Quand les revenus sont plus faibles, l’épargne disponible l’est aussi, et le réflexe consiste plus souvent à sécuriser qu’à investir. Ce choix est d’autant plus compréhensible que les femmes restent davantage exposées au temps partiel, aux carrières hachées et à une pression budgétaire plus forte dans la vie quotidienne.

Mais les revenus n’expliquent pas tout. L’autre frein, plus discret, tient au rapport au risque et à la confiance en soi financière. L’AMF observe depuis plusieurs années que les femmes se jugent moins informées que les hommes sur les placements, alors même que les écarts réels de connaissance sont nettement plus faibles. Elles sont aussi plus nombreuses à refuser toute prise de risque. Cette prudence n’est pas synonyme d’incompétence, bien au contraire. Elle traduit souvent une approche plus méthodique, plus préparée, moins impulsive. Le problème n’est donc pas un manque d’intérêt pour l’argent, mais un passage à l’acte plus tardif, plus hésitant, parfois repoussé jusqu’au moment où la situation paraît enfin “assez stable” pour se lancer.

Une autre manière d’investir, plus méthodique et plus durable

C’est d’ailleurs là que le paradoxe apparaît. Les femmes investissent moins, mais lorsqu’elles franchissent le pas, leur manière d’investir est souvent plus disciplinée. Elles recherchent davantage d’informations en amont, arbitrent moins sur un coup de tête et s’inscrivent plus volontiers dans une logique de long terme. Cette approche est cohérente avec ce que l’on sait des comportements d’investissement les plus robustes : diversification, régularité, horizon long et limitation des transactions inutiles. Autrement dit, le sujet n’est pas de pousser à prendre plus de risques pour prendre plus de risques, mais de donner accès à des outils simples qui permettent d’investir sans se sentir obligée de devenir experte ou de surveiller les marchés toute la journée.

Pour inverser la tendance, il faut donc commencer par dédramatiser l’investissement. Tout ne passe pas par le stock-picking ou par des paris complexes sur quelques actions. Un cadre comme le PEA peut justement servir de porte d’entrée lisible. Il permet d’investir en actions françaises et européennes, ainsi qu’en ETF éligibles, avec une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention, hors prélèvements sociaux. Cette logique de moyen-long terme convient particulièrement à celles qui veulent construire progressivement un patrimoine, sans confondre investissement et spéculation. Le PEA n’efface pas le risque de perte en capital, mais il donne un cadre clair pour commencer avec méthode.

Des solutions concrètes pour reprendre la main sur son épargne

C’est dans cette optique que BoursoBank met en avant un PEA accessible dès 10 euros, avec deux modes de gestion, libre ou profilée, selon le niveau d’autonomie recherché. L’offre annonce aussi 0 euro de droits de garde, 0 euro de frais d’inactivité avec le forfait découverte, un accès gratuit au streaming en temps réel Euronext et des frais de courtage à partir de 0,50 euro hors Boursomarkets. La banque propose en parallèle un plan d’épargne programmé dès 10 euros par mois, logeable dans un PEA ou un compte-titres, ainsi qu’un service de transfert de comptes Bourse 100 % en ligne avec remboursement doublé des frais de transfert. Pour des profils qui veulent avancer pas à pas, ce type d’environnement peut réduire la barrière technique et rendre l’investissement plus concret.

La question n’est pas de savoir si les femmes seraient “naturellement” plus prudentes ou moins attirées par l’investissement. Les données montrent surtout un mélange d’inégalités de revenus, de moindre confiance déclarée et de priorités budgétaires différentes. La bonne réponse n’est donc ni morale ni abstraite : elle passe par plus d’éducation financière, des supports compréhensibles, des montants de départ modestes et des outils qui rendent l’investissement moins intimidant. Commencer tôt, même avec peu, comprendre les enveloppes de base et automatiser des versements réguliers peut suffire à changer la trajectoire. Et c’est précisément parce que les écarts patrimoniaux se creusent dans le temps qu’il devient urgent de ne plus laisser l’investissement de côté.

1 commentaire
  • 16:58

    Pourquoi "inverser la tendance" ?


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