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Investissement responsable : les moins de 35 ans plus sensibles que leurs aînés à l'impact de leur épargne

information fournie par Tout sur mes finances  01/10/2026 à 15:19

(Crédits: Adobe Stock)

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Selon un récent sondage, les jeunes épargnants tiennent davantage compte des enjeux environnementaux et sociaux dans leurs placements. Cette sensibilité ne se traduit pas encore dans les chiffres : la part des Français ayant investi dans un fonds durable stagne. En cause, une offre méconnue et rarement proposée par les banques.

Deux jeunes sur trois veulent que leur argent serve à quelque chose. Chez les 18-24 ans, 68% déclarent tenir compte des conséquences environnementales et sociales de leurs placements, d'après la 9ème édition du baromètre du Forum pour l'investissement responsable (FIR) publiée le 23 septembre 2026(*).

Un écart important entre jeunes et seniors

La sensibilité aux enjeux environnementaux et sociaux diminue avec l'âge. Après les 18-24 ans, les 25-34 ans sont 65% à les prendre en compte dans leurs décisions d'investissement. La proportion descend à 53% chez les 35-49 ans, puis à 40% chez les 65 ans et plus.
Les jeunes croient aussi davantage au pouvoir de leur argent. Près des deux tiers des 18-24 ans (65%) estiment que leurs placements peuvent avoir un effet réellement positif sur l'environnement et la société. Toutes générations confondues, 47% des Français partagent cette conviction.
Cette confiance s'accompagne d'une envie d'agir. Parmi les épargnants à qui aucun investissement responsable n'a encore été proposé, 44% des 18-24 ans et 39 % des 25-34 ans se disent prêts à franchir le pas.

Une minorité d'épargnants investis

L'intérêt déclaré reste pourtant sans effet sur les comportements. À peine 14% des épargnants ont déjà placé de l'argent dans un fonds d'investissement responsable, une proportion identique à celle de 2025. La progression existe toutefois chez les épargnants qui détiennent d'autres produits que des livrets : 21% d'entre eux ont déjà investi dans un fonds responsable, contre 18% un an plus tôt.
Le premier obstacle tient à la notoriété. Seuls 17% des épargnants affirment savoir ce qu'est l'investissement responsable, un chiffre inchangé depuis un an.

Les labels, conçus pour aider les épargnants à repérer ces placements, ne sont guère mieux identifiés. Moins d'un épargnant sur quatre (22%) en a déjà entendu parler, et 3% seulement citent spontanément le label ISR (Investissement socialement responsable).

Des conseillers peu pro-actifs

Le manque de visibilité de l'offre joue aussi un rôle. Seuls 16% des épargnants indiquent que leur banque ou leur conseiller financier leur a déjà présenté un investissement durable, un chiffre stable par rapport à 2025.
Or, cette présentation fait souvent la différence. Parmi les épargnants à qui un investissement responsable a été proposé, 62% ont sauté le pas.
Des doutes sur l'utilité des produits

La finance verte doit encore prouver son efficacité. Si 47% des épargnants pensent pouvoir agir positivement grâce à leur épargne, 35% seulement jugent positif l'impact des produits d'investissement responsable. Une majorité (57%) considère que cet impact est neutre.
Les épargnants voient donc dans leur argent un moyen d'agir, mais doutent que les produits disponibles aujourd'hui produisent des résultats concrets.

(*) Sondage réalisé par l'Ifop auprès d'un panel de 1 002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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